Mircea Cărtărescu

Solénoïde a obtenu le Prix Transfuge 2019 du meilleur roman européen

Solénoïde est Finaliste du Prix Médicis étranger

L’auteur a rencontré les lecteurs, en septembre, lors de trois soirées particulièrement réussies dans deux librairies parisiennes et dans les murs prestigieux de l’Ambassade de Roumanie à Paris (sur la scène de la désormais célèbre Salle Byzantine du Palais de Béhague).

J’ai eu l’honneur de l’accompagner pour traduire ses propos. Quel accueil à la librairie L’écume des pages, mardi 17 septembre! Et quelle soirée réussie chez Millepages, à Vincennes! On peut en retrouver les traces en images et en points d’exclamations sur Facebook. Mais aussi en lisant ici l’article écrit par Evelyne Noygues, précieuse consœur traductrice de l’albanais qui a publié le compte rendu de la soirée à l’ambassade dans les colonnes du non moins précieux Courrier des Balkans.

Au cours de cette riche semaine, Mircea Cărtărescu a enregistré avec François Angelier, pour sa très culte émission du samedi soir sur France culture, Mauvais genres. N’hésitez pas à cliquer pour écouter le podcast.

François Angelier, qui est un fan de la première heure a redit son admiration lors de son Coup de cœur sur les ondes de la Dispute, également sur France culture

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Solénoïde est un livre majeur qui attire tous les regards sur son auteur, en cette rentrée 2019. Sa publication chez Noir sur Blanc révèle enfin la gigantesque envergure de Mircea Cărtărescu sur la scène littéraire mondiale. Les nombreux articles montrent l’impact que ce roman a sur ses lecteurs. 

Un clic sur chaque image ouvre dans un nouvel onglet le pdf parfaitement lisible. Bonne lecture!  

 

ILS EN PARLENT…

Didier Jacob, dans Le Nouvel Obs, septembre 2019 :

C’est un livre majeur, qui accède par sa maîtrise (et l’époustouflant travail de Laure Hinckel à la traduction) au rang de classique instantané.

Alexandre Fillon, dans Lire, octobre 2019 :

Il serait temps que les lecteurs français se penchent sérieusement sur le travail de Mircea Cărtărescu. De livre en livre, le Roumain se montre un héritier de Borges, Kafka et Proust. Après, entre autres, Orbitor (1999) ou L’Aile tatouée (2009), Solénoïde, dont la maîtrise n’a d’égal que son ambition, nous parvient enfin.

Claire Devarrieux, dans le cahier Livres de Libération :

Entrer dans le livre extraordinaire de Mircea Cărtărescu, Solénoïde, ne présente aucune difficulté. […]  L’auteur, le romancier roumain Mircea Cărtărescu, né en 1956 comme le narrateur de son roman, prête à son double des questions et des cauchemars qui furent certainement les siens, puis imagine pour lui un avenir différent. Un peu ce qu’a fait Paul Auster dans 4321 (Actes Sud, 2018), mais en version kafkaïenne. Mircea Cărtărescu a publié trente livres, il est traduit dans le monde entier – en français, ici, par Laure Hinckel, et nous proposons que de chaque page de Solénoïde surgissent des mains pour l’applaudir.

Isabelle Rüf, dans les pages du quotidien suisse Le Temps :

Au début de Solénoïde, le narrateur enseigne dans une école misérable d’un quartier populaire, comme l’auteur lui-même, dans les années 1980. Mais le récit s’envole très vite de ce réalisme dans une danse burlesque, une procession fellinienne des professeurs. «Je me suis amusé mais avec tendresse. Et ces figures m’ont entraîné vers le fantastique: la prof de physique révèle au narrateur les solénoïdes, ces bobines électromagnétiques dont l’énergie finira par détruire le mal à la racine, en anéantissant le vieux monde. Un autre encore l’emmène dans la fabrique désaffectée près de l’école, un portail vers des univers inconnus. Une troisième le mettra en contact avec les «piquetistes», ces gens qui manifestent contre la mort et le malheur. Ils savent qu’ils ne les vaincront pas car notre existence se déroule dans un abattoir dont on ne sort pas vivant, mais ils se disent que ça vaut le coup d’essayer, c’est une question de dignité, car le plus grand crime, c’est la mort de la conscience.»
Ce jeune professeur solitaire et désemparé vit dans une maison-navire aux mille pièces, construite par un savant visionnaire. Ce château délabré abrite en sous-sol un solénoïde. L’énergie que dégage la bobine permet au narrateur de flotter au-dessus de son lit, ce qui donne à ses ébats amoureux une magie supplémentaire! Tout le livre, dans ses envolées expressionnistes, peut se lire comme un voyage en quête d’une quatrième dimension qui donnerait accès au monde réel, alors que nous vivons dans l’illusion. On y croise des savants – Nicolae Minovici, qui effectua des recherches sur les effets de la pendaison contrôlée, et son frère Mina, le médecin fondateur d’une sorte de musée de la mort, la Morgue, qui joue un grand rôle dans le livre; ou encore les mathématiciens Hinton et Boole, ou la fille de ce dernier, Ethel Voynich, auteure du roman Le Taon. 

François Angelier, Mauvais Genres, France Culture, dans un post Facebook du 26.08.2019 :

(…) l’immense Mircea Cărtărescu dont le phénoménal roman Solénoïde carbonise toutes les prétentions littéraires de cette rentrée.

François Angelier, commentaire Facebook du 31.08.2019 :

IMMENSE livre! Bientôt à Mauvais Genres, grand respect à la traductrice.

Philippe Tretiack, commentaire Facebook du 31.08.2019 :

(…) ce livre est magistral et (…) sa traduction l’est tout autant

Andrés Ibáñez, Revista de Libros (Espagne)  :

Quelle expérience extraordinaire, si bouleversante, d’être les contemporains d’un génie ! Parce que les grands génies de la littérature, de la musique, de la science, semblent toujours être nés dans des temps lointains et déjà tous morts. Mon éblouissement avec Solénoïde est tellement formidable que je recommande ce livre à tous mes amis avec le plus grand enthousiasme. Solénoïde est la littérature la plus moderne et la plus originale que je connaisse. C’est la réponse à toutes les tendances du nouveau siècle qui visent à mettre fin à la littérature au nom du reportage, de ‘‘la non-fiction’’ et des ‘‘histoires vraies’’. […] Une littérature qui cesse d’être une simple ‘‘littérature’’ et devient une aventure de la vie.

Gabriel Liiceanu, écrivain et philosophe roumain, éditeur de Mircea Cărtărescu à Bucarest : 

Après avoir lu Solénoïde, d’une certaine manière, votre vie est divisée en deux, vous cessez de devenir un lecteur ordinaire, comme après avoir lu Homère, Kant ou Heidegger.

Le jury du prestigieux prix littéraire international Formentor, qui a honoré Cărtărescu en 2018 :

Dans ses œuvres, il [Cărtărescu ] met en évidence la réalité de la cartographie de la mémoire, la liberté de l’imagination et la motivation des désirs.

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La 4ème de couverture :

« Chef-d’œuvre de Mircea Cărtărescu, Solénoïde est un roman monumental où résonnent des échos de Borges, Swift et Kafka. Il s’agit du long journal halluciné d’un homme ayant renoncé à devenir écrivain, mais non à percer le mystère de l’existence.

Après avoir grandi dans la banlieue d’une ville communiste – Bucarest, qui est à ses yeux le « musée de la mélancolie et de la ruine de toute chose », mais aussi un organisme vivant, coloré, pulsatile –, il est devenu professeur de roumain dans une école de quartier. Si le métier le rebute, c’est pourtant dans cette école terrifiante qu’il fera trois rencontres capitales : celle d’Irina, dont il tombe amoureux, celle d’un mathématicien qui l’initie aux arcanes les plus singuliers de sa discipline, et celle d’une secte mystique, les piquetistes, qui organise des manifestations contre la mort dans les cimetières de la ville.

À ses yeux, chaque signe, chaque souvenir et chaque rêve est un élément du casse-tête dont la résolution lui fournira un « plan d’évasion », car il ne s’agit que de pouvoir échapper à la « conspiration de la normalité ».

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Solénoïde, de Mircea Cărtărescu, traduit du roumain par Laure Hinckel, éditions Noir sur Blanc, août 2019

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