Point final… « à l’abri des terrifiantes étoiles »

Une année de traduction de Solénoïde. La fin de mon journal.

21 novembre

L’ivresse de la course. Il me reste neuf pages à traduire! Je regarde derrière moi comme si un autre coureur de fonds me talonnait. Le tournis. Je ne cesse de scroller en tous sens. Je vérifie et revérifie des termes récurrents. Elle est tellement évidente, la démultiplication de nos possibilités, permise par l’outil informatique. Scoabe de fier, centrul de butelie, halat, aur topit, molie, sifonarie, cângi, aprozar, alimentara, Pelikanol (c’est notre colle Cléopâtre, fabriquée à base d’amidon et avec un parfum d’amande amère!), Petrosin… Des mots anodins qui requièrent mon attention. Et je pense à un Dictionnaire Cărtărescu. Comme une carte littéraire de son univers à travers ses thèmes, ses lieux, ses personnages et ses objets parfois (souvent) récurrents. Je me rends compte que je n’ai rien écrit au sujet de la traduction du fameux lada studioului. Un juteux exemple. Ce sera pour une autre fois.

Il me reste neuf pages, demain je commencerai la relecture finale. Il me faudra  resserrer les boulons, comme on dit dans notre jargon. Corriger des milliers de fautes de frappe. Prendre encore plus de distance critique avec ce que je choisis d’écrire pour donner une forme française à ce merveilleux texte. Je sais que cette relecture ne sera que la première. Une fois ma version envoyée, je continuerai à relire et il y aura ensuite la relecture de mon éditeur. Et, je le sais aussi déjà, qu’elle pointera des corrections à faire. C’est le jeu. Heureusement, je sais qu’elles seront limitées. Mais elle est là, la nouvelle trouille, après celle du bien faire pour l’auteur : que ce que j’ai écrit en traduction plaise à ceux qui liront. Car mon éditeur sera finalement le premier francophone à découvrir par lui-même les personnages, l’histoire, la pensée, toute la chair de l’oeuvre intitulée Solénoïde. Et il aimera ou pas. Je sais déjà que je serai dans mes petits souliers tant que je n’aurai pas un bon retour de David.

Mais d’abord, finir. Il y a eu l’époustouflant chapitre 45. Des jours et des jours à 18157, à 18354, à 17700, à 18468 signes dans la journée. Parfois seulement 3653 signes, comme le 9 novembre, lorsque j’ai dû aller à Orléans pour rencontrer les responsables de l’association Tu connais la nouvelle? On va travailler ensemble sur une tournée d’écrivains roumains en région Centre en 2019. J’espère que cela sera du sérieux.

Et puis il y a les préparatifs de la Tournée des traducteurs que je partage avec Cristina Hermeziu. Notre première étape sera à Beaune, début décembre et il y en aura huit ou neuf en tout durant les six premier mois de l’an prochain, le temps de la Saison france-Roumanie. Recréation de la conception des affiches, avec mon idée d’une France vue du haut d’une montgolfière, et nos étapes marquées par une petite manche à air rigolote que j’ai tracée à l’aquarelle… De la respiration dans mon marathon.

Le chapitre 45, donc, est l’étonnant voyage du narrateur dans la peau d’un acarien, d’un sarcopte de la gale dans la main de Palamar. Jeu fractalique des mondes et des visions imbriqués, marque de fabrique de M.C. Le très grand se reflète dans l’infiniment petit et vice-versa. Tout est signe, signal et correspondance biblique dans ce voyage vers une autre dimension, pas au sens de 3e et 4e dimension, mais au sens de taille des univers, voyage dont il revient avec l’amertume de n’avoir pas réussi à délivrer son message : car l’homme n’est pas capable de saisir ce qui est au-delà de lui. Il est réellement aussi aveugle qu’un acarien.

Il y a eu aussi le joli conte des trois cœurs, le cœur de cristal, le cœur de fer et le cœur de plomb, que le narrateur écrit pour sa fille à naître. Et puis, devant la carte de Bucarest, le narrateur marque les emplacements de tous les solénoïdes enterrés dans le sous-sol de la capitale.

Avec tout ça, je suis arrivée au chapitre 49 et j’ai senti que Mircea Cărtărescu voyait lui-aussi le bout de son livre : « Mon monde va prendre fin bientôt, avec la fin de mon manuscrit ».

Si vous ne voulez pas savoir comment se termine le roman, il est temps d’arrêter votre lecture!

Par une journée torride anticipant la catastrophe finale, le couple et le bébé se promènent dans le centre de Bucarest, entrent dans un vieux cinéma pour y trouver de la fraîcheur et là, le narrateur se retrouve devant un film-rêve où il se voit guidé par un enfant dans un tombeau où se trouve le gisant de sa propre mère. Moment de douleur suprême du remord, celui de n’avoir pas allumé de bougie au chevet de sa mère morte pour éclairer son chemin dans l’au-delà. Remord symbole de tous les remords, je le vois comme un appel à accomplir nos actes, ceux qui nous construisent. Tant qu’on ne les a pas accomplis, fût-ce par l’intermédiaire d’un rêve salvateur, ils restent comme une brique manquante, celle qui affaiblit, par son absence, la construction de nous-mêmes.

L’ultime chapitre est à la fois swiftien (coexistence gullivérienne des humains et des assaillants très petits –  ici les acariens, c’est-à-dire des araignées), naïf, c’est-à-dire renvoyant à des images iconiques et grand moment d’explication : les veines mystérieuses qui apparaissaient ici et là dans le sol tout au long du roman étaient les points d’alimentation des enfers, peuplés de créatures se nourrissant de la douleur humaine. La vision apocalyptique de la Bucarest en forme de pyramide inversée s’élevant dans le ciel, est une nouvelle Laputa et une vision en creux de l’Enfer de Dante tel que représenté par Botticelli. La double auto-référence est visible dans l’évocation de cette Laputa, peuplée de mathématiciens, comme cette Bucarest recréée autour des pensées mathématiques les plus extrêmes, les plus impensables, les plus poussées aux limites de l’entendement humain, et que le narrateur manipule et interprète à son niveau…

Reprise du poème sublime de Dylan Thomas et vision saisissante, dans la Morgue où tout le peuple des piquetistes s’est rendu une dernière fois avant le décollage de la ville, des dizaines d’hypostases du corps du narrateur, illustration de la pensée espace-temps enfermant chaque hypostase de nous-mêmes dans la seconde immédiate, comme une suite d’arrêts sur image. Notre expérience existentielle est une succession de présences corporelles uniques, chacune d’elle côtoyant son double irréalisé. Le narrateur traverse une vaste exposition de ces corps sur les tables d’analyse de la Morgue. Vision non pas mortuaire ni morbide, mais philosophique. Irina, leur nourrisson et lui vont finir leurs jours dans la petite chapelle en ruine découverte dans la forêt, un jour quand ils cueillaient des glands pour les rapporter à l’école 86.

22 novembre 2018

« …à l’abri des terrifiantes étoiles« . Je viens de taper le point final de la traduction. Il est 15h39.

302505 mots. 1 772 737 signes. 21299 lignes.

10 mois et 22 jours d’écriture.

J’ai vécu le calvaire scolaire de la manipulation maladroite des chiffres et des calculs. Noter, avec cette précision maniaque leur interprétation de mon travail a aujourd’hui quelque chose de jouissif, car ils ne disent rien que ce qu’ils décomptent. C’est ma revanche. Ils sont parfaitement univoques. 21299, c’est 21299. Ça ne peut pas être interprété. Seulement décomposé, éventuellement. Pas coloré. Ni mal traduit ni bien traduit. Ni chargé de rêve et de références. Les mots, en revanche…

En résidence de traduction – 6 – Bucarest

Parfois, ce sont de petites choses qui vous font remonter à une phrase, une intrigue. Là, ce sont des pavés en bois. Oui, des pavés de rue, mais en bois, comme sur la photo que j’ai prise. Ici, le parfum d’une boulangerie et la couleur dorée de bretzels couverts de sésame. C’est une boutique de tailleur, un déferlement de soies vives dans une vitrine, les arabesques au fond d’un atelier de lutherie. C’est un nom, comme celui de la très ancienne église de Colţea ou tout simplement l’imagination, quand le coeur vous entraîne et que la ritournelle de la « cité des coeurs légers » ne vous lâche plus. La « cité P1120532des coeurs légers », sous la plume de Doïna Ruşti, c’est Bucarest fin 18e, la ville de Bucur le joyeux. On y crée des parfums, on y danse. La réputation de ville des plaisirs et du luxe arrive aux oreilles de Ioanis Milikopu, qui vit encore chez ses parents à Salonique. Le jeune garçon, qui veut coudre les plus beaux tissus du monde entame alors un voyage hasardeux jusqu’à Bucarest…

Je marche dans Bucarest et les phrases du Manuscrit phanariote m’accompagnent. Je vous livre un secret? Je pense que ce roman sera une de mes prochaines traductions, quand j’aurai fini
le livre de Savatie Bastovoi sur lequel je travaille en ce moment.

Le début du livre sonne comme ça (à vous de me dire si cela vous donne envie de connaître la suite) :

Prologue

« Il ne faut pas chercher le commencement d’un livre à sa première page. Le Manuscrit phanariote ne fait pas exception. Notre histoire a germé dans la bibliothèque du Sérail. C’est là que le sultan Selim découvrit un jour deux pages d’une partition rédigée d’une main nerveuse, qui donnait au dessin de chaque note de musique l’aspect de pattes de mouches noyées dans le café.P1120656

Selim déchiffra la mélodie à voix haute. C’était quelque chose de gai. Un tourbillon effréné de quelques notes qui se déployaient en se répétant et on sentait combien d’âmes s’étaient confiées dans ce chant. Il palpa le papier en se désintéressant de la signature minuscule. La même main avait rédigé les paroles, juste sous les notes, dans une langue savante qui rappelait à Selim les leçons de son premier précepteur, qui était tout rond, comme une perle. Ces trois strophes célébraient une cité de tous les bonheurs.

La chanson lui rentra dans la tête et la journée n’était pas finie que tout le palais la connaissait déjà ; elle se répandit dans les rues et dans les tavernes – parce qu’elle sortait de la bouche du grand Selim, bien évidemment, mais aussi parce qu’elle était entraînante et qu’elle voP1120533us faisait battre le cœur plus vite. Les paroles évoquaient une ville qui exhalait le tilleul. Entre ses murs, toute souffrance s’évanouissait, elle était comme effacée du Livre de la Destinée – ou de ses innombrables copies.

Cette cité des cœurs légers n’était autre que Bucarest.

Puis, des rumeurs commencèrent à circuler, alimentées par les Grecs du quartier du Phanar, des gens qui parlaient comme s’ils avaient un cheveu sur la langue. Ils étaient les seuls à connaître les contrées au-delà du Danube, là où se trouvait la ville de la chanson. Grâce à eux, on savait qu’en traversant le pont qui se trouvait à l’entrée de cette cité lointaine, tout visiteur perdait l’envie de revenir sur son propre  passé. Dans les rues en pavés de chêne tournoyaient les vapeurs qui s’élevaient de récipients argentés où frémissaient en continu les élixirs, les parfums et les onguents : la ville ne vivait ni du travail de la terre, ni de ses nombreux commerP1120644ces, mais de ces fragrances toujours renouvelées, de ce souffle tiède qui vous envahissait tous les pores de la peau en vous effaçant la mémoire, si vous étiez nouveau venu. Alors vous n’aviez plus qu’une ambition, un seul destin, celui de devenir un émir aux yeux de saphir, un nabab menant grand équipage et recevant en son palais, ou alors un gouverneur, un colonel ou encore, et ce serait tout aussi merveilleux, un simple gratte-papier attaché à la suite princière…

D’autres personnes racontaient l’histoire d’hommes qui déambulaient dans les rues, désorientés, ivres d’amour, repus de toutes les bonnes choses auxquelles ils avaient rêvé ; ils étaient torturés par les désirs qui rongeaient la partie la plus fragile de leur chair mais ils forçaient leur corps à jouir des douleurs de cette passion et du poison d’un soupir.

Mais quelle que soit la nature de leurs changements de vie, tous tombaient dans l’euphorie.  Aucun tourment, aucune tristesse ne résistaient à Bucarest, et c’était le sens même du nom de cette ville joyeuse, un nom qui tintinnabulait aussi gaiement que des clochettes de traîneaux dans les plaines enneigées.

Alors, les Grecs du Phanar exhumèrent tout l’or qu’ils avaient caché dans les caves et dans les fondations de leurs maisons pour convaincre le sultan de leur confier le trône de Bucarest – et ils se contenteraient de très courtes périodes, pourvu qu’ils l’obtiennent. La notoriété de Bucarest fit le tour de l’Empire Ottoman et plus personne n’ignorait que c’était la ville où les rêves se réalisaient. Dans les cafés d’Istanbul, le commerce de luxe se développa, car les commerçants les plus stylés cédaient leur marchandise au plus offrant, et les enchères s’envolaient sur le lévrier de Moldavie, l’épervier de Bucarest et les enfants valaques. »

Extrait de Le Manuscrit phanariote, Doïna Ruşti, éditions Polirom.

 

En résidence de traduction – 5 – Bucarest

Quand vous habitez quelque part pendant très longtemps, vous prenez les habitudes des gens qui vous entourent. Et il est bien connu qu’on préfère visiter des villes et des monuments lointains alors qu’on aurait de quoi s’émerveiller en traversant la rue. Ou presque. C’est ce qui m’est arrivé à Bucarest. J’y ai vécu et travaillé pendant presque dix ans et j’ai un peu honte de reconnaître que je n’avais pas connaissance de l’église de Bucur le Berger. Je me rends compte aussi que nombre d’amis roumains ne la connaissent pas non plus.

Les quais de la rivière Dâmbovița sont devenus avec le temps une sorte d’autoroute urbaine au lieu d’être un lieu de promenade et de découverte. En allant vers l’est de la capitale, on risque bien de passer sans la voir, cette minuscule église blanche qui surplombe les eaux calmes. Les barres d’immeubles construits dans les années 80 s’interrompent à cet endroit et dans l’interstice, l’église a résisté.

La légende, appuyée par certains chercheurs dit qu’elle est la plus ancienne église de la ville et qu’elle a donné son nom à la capitale roumaine. Plus exactement, c’est un berger du 15e siècle, de son prénom Bucur, qui aurait fondé ce premier lieu de culte sur un talus. Délaissant ses moutons, il avait élevé un sanctuaire qui fut, au fil des siècles, remanié, consolidé, rénové et qui offre aujourd’hui une expérience pleine de douceur et de tendresse à quiconque gravit les quelques marches menant à son entrée.

Une très jolie muraille d’enceinte comprend un clocher et au-dessus de l’entrée, une mosaïque contemporaine représence les saints protecteurs du lieu, Athanase et Cyrille, patriarches d’Alexandrie. Le minuscule jardin est luxuriant et entretenu. Les murs de l’église sont couverts d’icônes de différentes manières et époques. J’ai beaucoup aimé l’originalité de l’une d’elles, peinte sur verre par un artiste méconnu et parfaite illustration de la pieuse inventivité des artistes naïfs. « Je suis le cep et vous êtes mes sarments »: les paroles de l’apôtre Jean trouvent ici une émouvante représentation.

 

 

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En résidence de traduction – 4 – Bucarest

Journée de pélerinage littéraire dans la capitale roumaine. Pendant que je traduisais le roman Hôtel Universal, de Simona Sora, je me promettais d’aller un jour à la recherche de ce bâtiment mystérieux. Dans ce roman à la structure impeccable, dont les titres des chapitres reprennent ceux des Exercices spirituels d’Ignace de Loyola, l’ancienne auberge est devenue un bordel socialiste avant d’être transformée en résidence universitaire. Vous vous demandez ce que viennent faire ici les Exercices spirituels? L’héroïne, Maia, cherche un sens à sa vie. Or, tout est labyrinthe dans ses expériences de jeunesse : les dessins qu’elle a dans le dos, les récits que sa grand-mère lui fait de sa propre ailleule créatrice de confitures de roses et de remèdes bulgares, le destin de l’aieul célèbre, le chocolatier Capsa, voyageur dans une Crimée déjà en guerre, celle du 19e… Maia s’applique à démêler tout ça.

Voici comment elle y arrive pour la première fois :

« Maia éprouvait avec la force de l’évidence la certitude d’être revenue chez elle. Elle n’analysait rien, elle savait. Elle n’avait jamais habité à Bucarest, elle ne connaissait pas du tout le vieux centre avec ses ruelles nauséabondes et tortueuses, et elle n’avait jamais vu, pas même au cinéma, un lieu d’aussi intense promiscuité que l’hôtel Universal de la rue Gabroveni. Et pourtant, quand elle posa pour la première fois la main sur la barre de la porte vitrée de l’entrée principale et quand elle franchit le perron de marbre rouge, large et incrusté de pierres blanches qui formaient les lettres HU, elle sentit que les années d’échecs, d’humiliations, de peur et de colère rentrée qui pesaient sur son thymus allaient enfin se dissoudre.

Elle entra dans le hall enfumé. À côté de l’administration du nouveau foyer, le bar de l’ancien hôtel fonctionnait encore. Rien n’a changé, se dit-elle. »

J’y suis arrivée moi aussi. Mais tout a changé. L’hôtel se trouve dans la rue Gabroveni, il n’a pas bougé. Les petites rues sinueuses de ce quartier de Bucarest sont aujourd’hui un point d’attraction pour tous ceux qui recherchent une belle terrasse bien confortable, où le wifi est à disposition et le café, presque toujours délicieux. Plus rien à voir avec l’impression désastreuse que Maia éprouve dans le roman. L’hôtel est fermé. Un café branché occupe le rez de chaussée. Je trouve le perron en marbre rouge en poussant deux fauteuils en rotin. La porte est cadenassée. En levant les yeux, j’aperçois l’enseigne vintage, verticale, où chaque lettre dans un pavé blanc devait, peut-être, s’illuminer à la nuit tombée. Cette vue de l’enseigne de l’hôtel a été utilisée par l’éditeur roumain pour la couverture de la version originale du livre. La couverture du livre en français mettra en valeur l’histoire capiteuse et sensuelle de la confection des confitures de roses que Maia écoutait, enfant, et qu’elle reraconte dans ce livre en forme de recherche de soi. 

Je ne suis pas déçue du déplacement. La force romanesque de Simona Sora emporte sur son passage tous les oripeaux de la réalité. Restent la beauté de l’évocation et l’histoire magnifiée.

Et si je prolongeais cette promenade littéraire par quelques photos de Bucarest? A suivre, dans les jours qui viennent.

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Le Grand Dépotoir, oeuvre écolo?

Récemment, j’ai trouvé sur le site Babelio un reproche (il y a aussi des avis très positifs) au sujet du titre choisi pour une de mes traductions. Il s’agit du Grand dépotoir, d’Eugen Barbu, publié par Denoël en décembre 2012. On me dit que nous aurions dû (je dis « nous » puisque cela se décide à plusieurs) intituler ce livre « La Fosse ». Read More