L’Aile tatouée de Cartarescu aux Palabres centre-européennes

L’Institut roumain, en collaboration avec la Maison de la culture yiddish, la Maison Heinrich Heine, le Centre tchèque, les Instituts hongrois, slovaque, polonais et roumain, Les Amis du Roi des Aulnes, sur l’initiative du CIRCE (Centre Interdisciplinaire de Recherches Centre-Européennes) de l’Université de Paris-Sorbonne et l’Association Adice
organisent jeudi une nouvelles séance de leurs

PALABRES CENTRE-EUROPEENNES – PANORAMA DES LIVRES SUR L’EUROPE CENTRALE

Tous les deux mois, auteurs, traducteurs et éditeurs présentent des livres ayant trait à l’Europe centrale (Autriche, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, etc.) récemment parus en français.

La séance sera animée par Jean-Pierre Salgas – critique (L’atelier littéraire France-Culture), professeur à l’Ecole Nationale d’Art de Bourges.

 

Domaine germanique

Thomas Bernhard, Mes prix littéraires, traduit de l’allemand par Daniel Mirsky, Paris, Gallimard, 2010. Présenté par Christine Lecerf, spécialiste de littérature autrichienne, journaliste, productrice à France Culture.

Domaine polonais

Andrzej Stasiuk, Mon Allemagne, traduit du polonais par Charles Zaremba, Paris, Bourgois, 2010. Présenté par Agnieszka Zuk, traductrice de Stasiuk entre autres.

Domaine roumain

Mircea. Cartarescu, L’aile tatouée, traduit du roumain par Laure Hinckel, Paris, Denoël, 2009. Présenté par la traductrice.

Domaine serbo-croate

Danilo Kiš, Varia, traduit du serbo-croate par Pascale Delpech, préface de Jean-Pierre Morel, Paris, Fayard, 2010. Présenté par Alexandre Prostojevic, maître de conférences à l’INALCO et à l’EHESS.

Domaine slovaque

Peter Pišt’anek, Rivers of Babylon, traduit du slovaque par Michel Chasteau, Paris, 2010. Présenté par le traducteur.

Cela se passe… ici :

Institut Roumain
1, rue de l’Exposition, 75007 Paris
tel. 01 47 05 15 31
www.institut-roumain.org/

Entrée libre

19h

A petites questions, grands débats

L’Institut culturel roumain a la gentillesse de m’inviter au salon du livre de Bucarest  (la Bookfest) pour une table ronde baptisée « Recettes littéraires à succès ».

Cet intitulé me force à me poser plusieurs questions auxquelles je ne pourrais directement apporter que des réponses biaisées… puisque je ne suis que la traductrice de quelques romans…

Alors je me suis dit que j’allais collecter des réactions via mon blog, facebook et mon carnet d’adresses et concocter avec ces résultats une mini étude…

Ainsi donc, chers lecteurs assidus ou curieurx de passage :

*Qu’est-ce, selon vous, que le succès littéraire?
*Si vous même écrivez, appliquez-vous des recettes, personnelles ou adaptées de livres de recette? (Je vous livre un extrait de celle-ci, tout juste murmurée à mon oreille par Robert, Grevisse et toute la troupe de copains qui veillent sur les étagères : « cent vingt grammes d’humour, une louche de toupet -autrement appelé talent-, une pincée de documentation, cinq cents grammes de levain grammatical…  » Mais attention, je décline toute responsabilité en cas d’application de cette recette! )

*Quels risques mortels encoure-t-on à tenter d’hypothétiques recettes à succès? Risque-t-on de se faire avaler par son clavier? Ou pire???? (les réponses les plus déjantées ne seront pas écartées).

*Si vous n’êtes pas du genre à tenir la plume, vous êtes certainement un lecteur : alors, selon vous, dans quelles conditions un livre est-il une réussite?
Je vous remercie à l’avance pour les quelques mots sérieux ou rigolards et, je l’espère, toujours souriants, que vous voudrez bien m’adresser avant le 8 juin, ci-dessous en commentaire ou pour ceux qui le peuvent, directement sur mon e-mail. Merci à tous pour votre participation.

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Bruges

De lectures en corrections et de ponts en ponts, mon dernier post date du 21 avril!

L’horreur.

Alors pour me faire pardonner cette absence, voici deux photos. Des détails saisis dans les rues de Bruges…

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On dirait une version stylisée des armoires moldaves, surmontée d’un oeil ou d’un poisson.Je trouve ça très joli.

J’ai bien aimé aussi ça:

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Cela me donne envie de déclamer « pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos selles? »

Mécontente

Oui, pas contente du tout que le Journal de la Mayenne ait publié un de mes textes sous le nom de l’écrivain que j’accompagnais à Laval!

Il semble inconcevable qu’une traductrice signe autre chose… qu’une traduction!

Certes, il ne s’agissait que de rédiger un texte bien senti pour remercier le Festival et les lecteurs de la Mayenne… Mais tout de même! Surtout qu’elle est écrite au féminin, cette carte postale d’après festival… Comment la confusion a-t-elle pu être possible?

Alors voilà, je la publie ici. En précisant bien qu’il ne s’agit pas d’une traduction mais de mon propre texte rédigé au retour du Festival.

« Cher Festival de Laval,
J’ai arpenté les rues de la ville où tu grandis depuis 18 ans. Car te voilà à la majorité!

Et j’étais là, comme on dit.
Tu veux que je te dise? Dans mes nombreuses allées et venues entre la péniche sur la Mayenne, le théâtre, les remparts, la grand’roue, la brasserie avec homards, la gare et le château, j’ai été ravie par trois fois devant trois minuscules coïncidences : la présence d’Alfred Jarry et de son Ubu roi – moi qui travaille sur un pays autrefois rendu ubuesque par son dictateur, je ne pouvais que me réjouir de croiser là le grand Alfred. Ensuite, samedi, en descendant la rue vers la Mayenne et en observant les magnolias sur le point d’éclore, j’ai entendu dans un haut parleur LE tube roumain d’O-Zone, avec son fameux refrain entêtant « dragostea din tei »…

Je me disais déjà que je n’étais vraiment pas là par hasard quand j’ai aperçu, en blanc sur fond rouge, à la devanture d’une boucherie – charcuterie ayant fière allure cette merveille de nom de famille dont on ne peut que se dire qu’il est à SA place ici, dans cette ville de festival littéraire : LECRIVAIN. Fais bien attention qu’on ne te le pique pas, ton LECRIVAIN, car c’est bien connu, bonne chère et bons mots vont ensemble! »

Ana Ruxandra Ilfoveanu

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Voici une artiste qui aime la littérature. C’est même sa grande source d’inspiration. En 1995, une grande exposition lui est consacrée à Bucarest: elle expose tout une série d’oeuvres inspirées de la lecture du Livre du bonheur de Nina Berberova.

Plus récemment, c’est l’oeuvre tragique d’un auteur tragiquement disparue qui l’a inspirée.

Vous avez entendu parler d’Aglaja Veteranyi, n’est-ce pas? Cette jeune femme née en Roumanie dans le monde du cirque a vécu en Suisse à partir de ses 2 ans, quand sa famille a fui le pays. aglaja.JPG Enfant de la balle, elle a choisi de s’exprimer en dehors des chapiteaux, dans les livres. On connaît surtout Pourquoi l’enfant cuisait dans la polenta, traduit de l’allemand par Marion Graf en 2004 pour les Editions des Péninsules, à l’époque où Eric Naulleau faisait autre chose que se trémousser chez Ruquier. Aglaja Veteranyi s’est donnée la mort en 2002 à Zurich.

C’est un de ces dessins inspirés par le cirque que j’ai choisi aujourd’hui pour vous faire connaître l’artiste peintre Ana Ruxandra Ilfoveanu. Tout une série de dessins est visible sur la galerie Liternet.

Une belle façon de rendre hommage à une étoile filante de la littérature.

Et puis j’aime toujours les artistes mêlant l’écrit au dessin.

Ana Ruxandra Ilfoveanu a exposé en 1994 à Argentan, puis en 1998 dans diverses galeries du centre de la France… Je rêve d’une nouvelle exposition en France… Et pourquoi pas d’un événement comme celui dont ont profité les bucarestois il y a quelques temps : Sorin Ilfoveanu, son épouse Ana Ruxandra et leurs deux garçons, artistes eux aussi (mais je ne connais pas ce qu’il font) ont exposé tous ensemble. Le nom de l’expo? La Saga Ilfoveanu!