Un peu de tourisme pour changer

Je voulais voir cette curiosité géologique depuis des années. Grâce à Smaranda Enica qui m’a montré le chemin, j’ai remonté la vallée du Buzau. Paysage très méridionnal, jolis villages isolés, routes sportives. Et puis on découvre les « volcans » qui éructent de la boue au sommet d’une colline où les paysans sont en train de couper les foins. Surprise garantie. Dégradés de gris, du plus métallique au gris bleuté des mares bouillonantes en passant par toutes les tonalités du beige – mais surtout des couleurs froides, pas des ocres chauds. Dans cette région, on exploite le pétrole et le gaz. Des failles du terrain s’échappent des gaz (ça sent un peu le bitume ici ) qui entrainent des boues plus ou moins liquides jusqu’à la surface. Avec le temps se forment des mares ou des cônes de différentes tailles. Leur activité est plus ou moins grande selon la saison. Ce que j’ai vu, ce sont des jets de boue et des bulles. Et des ruissellements de terres liquides. Je vous laisse admirer les photos.
Une mention pour le site d’étape qui se trouve au pied des volcans de boue : on vous y accueille avec une petite branches de mures, et on vous propose d’allumer un feu de bois pour griller quelques saucisses de Plescoi (une appellation protégée). Après la visite en plein soleil, on apprécie l’ombre et la brise. Une belle visite. Un lieu que je recommande. J’ai d’ailleurs vu des campeurs aux alentours. Et nous avons croisé sur la route une colonne très sympatique de ladas de toutes les couleurs qui tiraient des caravanes minuscules ornées de fanions. De toute évidence, on n’est pas seuls à apprécier l’endroit…

En résidence de traduction – 1 – Bucovine

« Lieu pour se reposer et fumer ». J’ai souri et je me suis conformée. Enfin, reposée, parce que pas question de fumer… Le banc tourne le dos à la rivière, la Slatioara qui donne son nom au village, un lieu perdu dans les contreforts des Carpates. Je croise peu de gens…

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Ah si, il y a des enfants! Ils arpentent la route blanche sur de grands vélos ou font des barrages avec des galets dans le lit du torrent. Ou alors, ils cueillent des champignons. Ce soir, trois d’entre eux prenaient le frais devant une grande maison. A presque 100 ans d’écart, ils peuvent faire penser aux petits héros du livre dont je traduis un grand extrait dans le cadre de cette résidence offerte par le Musée national de la littérature de Iasi!  La Medeleni est un beau récit de l’enfance. Son auteur? Ionel Teodoreanu.

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La promenade quotidienne, dans ces alpages de l’Est carpatique, à la fin d’une grande journée de traduction, elle donne ça aussi :

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Et ça aussi :

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Mais c’est quoi, la littérature roumaine, aujourd’hui? (2014-2015)

On me pose souvent les questions suivantes à propos de mon métier : « de la littérature roumaine? Il y a quoi comme auteurs là-bas? », ou « C’est un pays où ils écrivent en alphabet russe, non? » ou tout simplement : « Mais pourquoi je n’ai aucun nom d’auteur roumain en tête? »

Voilà pourquoi je fais régulièrement l’inventaire de toutes les traductions qui paraissent en français et que mes collègues, les autres traducteurs de littérature roumaine et moi-même nous efforçons de faire connaître. Read More

Mais c’est quoi, la littérature roumaine, aujourd’hui? (2012 – 2014)

La suite de ce passage en revue des traductions publiées par tous les traducteurs de roumain en France.