Roumanie : j’ai participé à l’émission Le Débat sur France24

Moins de vingt minutes de débat autour d’Antoine Cormery, mais quatre invités : Radu Portocala, journaliste et écrivain, auteur chez Larousse d’un livre sur l’exécution du couple Ceausescu, Pierre Verluise, directeur du site géopolitique diploweb, Stelian Tanase, écrivain, en duplex depuis Bucarest et moi-même… france24
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Vous pouvez voir cette émission consacrée au 21 décembre 1989 en suivant ce lien et en cherchant dans le bas de la fenêtre l’émission Le Débat, à 19:30.

Speed booking à l’Esperluète

Je n’ai pas assisté au dernier Café Bouquins consacré à L’Aveuglement de Saramago (je vais très vite mettre en ligne les impressions de ma complice Geneviève) mais je suis rentrée de Bucarest juste à temps pour aller au speed booking de la librairie L’Esperluète! Nous n’étions finalement pas assez nombreux pour nous livrer à cet exercice rhétorique… alors Olivier L’Hostis, notre hôte, nous a installés sur un canapé orange et des chaises rouges au milieu des piles de livres et des tables chargées d’ouvrages. On était tout près du rayon dragons et vampires en tous genres qui attire tellement de jeunes lecteurs… Mais nos lectures à nous n’avaient rien du catalogue des noirceurs réjouissantes… Et que de découvertes!
C’est une simple liste (encore une) mais chacun de ces ouvrages est un coup de coeur. L’entendre présenté par l’un ou l’autre a été un véritable plaisir. Vivement la prochaine rencontre. Et l’on passera peut-être du slow booking (qui a vraiment son intérêt!) de ce soir au vrai speed booking avec cloche qui tinte au bout de trois minutes, entrain et vivacité!
J’ai donc entendu parler avec passion de Une année étrangère de Brigitte Giraud chez Stock, de Firmin, par Sam Savage chez Actes Sud, de U-Boot de Robert Alexis chez José Corti, de Le potentiel érotique de ma femme de Foenkinos chez Gallimard, de Shutter Island de Denis Lehane aux éditions Rivages et de Tous à l’ouest ! : Ou Le Tour du monde en quatre-vingts clichés de Sidney-Joseph Perelman, traduit par Thierry Beauchamp, aux éditions Le Dilettante. J’ai, quant à moi, présenté L’Aile tatouée de Mircea Cartarescu, éditions Denoël et un recueil de nouvelles découvert par hasard dans les rayonnages de L’Esperluète, Nature morte à la grenade, d’Inga Abele. Elle est lettone, elle a 37 ans, vit à Riga et ses textes sont traduits par Gita Grinberga et Henri Menantaud pour les éditions L’Archange Minotaure. Quatre nouvelles  qui sont de vrais bijoux. Je recommande particulièrement « Offrez-moi un violon », d’une beauté déchirante.

Les livres roumains parus en 2009

Je voulais depuis quelques semaines donner ici une liste toute simple mais peut-être utile : celle des ouvrages de littérature, traduits du roumain et parus cette année, en 2009:

L’Enveloppe noire, de Norman Manea, dans une traduction de Marily Le Nir. L’auteur roumain vivant aux Etats Unis publie aussi en cette fin 2009, et toujours au Seuil Les clowns : Le dictateur et l’artiste, des textes traduits par Odile Serre et Marily Le Nir.
L’Aile tatouée, de Mircea Cartarescu : le moment idéal pour le lire puisqu’il raconte la révolution roumaine sous un angle satirique (mais ce que je dis là est très très réducteur).
Ils arrivent les barbares, le roman d’Eugène Uricaru, traduit par Marily Le Nir pour les éditions Noir sur Blanc.
Vienne le jour : c’était le premier roman de Gabriela Adamesteanu.  Aujourd’hui chez Gallimard, dans une traduction de Marily Le Nir.

Je signale aussi le roman de Virgil Tanase, même s’il est écrit en français… parce que j’ai beaucoup aimé sa petite biographie d’Anton Tchekhov… Donc, Zoïa, une saga et un portrait de femme dans la Roumanie communiste, publié aux éditions Non Lieu.

C’est le moment aussi d’annoncer la parution de quelques ouvrages ayant trait à la Roumanie. Ils ne sont pas si nombreux mas j’ai fait une petite sélection de livres très différents. Voici l’éventail que je vous propose :
La Mort des Ceausescu : la vérité sur un coup d’Etat communiste. J’ai justement reçu aujourd’hui l’invitation à la signature de ce dernier ouvrage en date de Catherine Durandin (avec la participation de Guy Hoedts). Cela paraît ces jours-ci chez Bourin éditeurs et je vais le lire avec grand intérêt…

Parmi les autres ouvrages, je signale le livre polémique Roumanie étrange et étrangère de Carmen Mihai, aux Editions marseillaises Autres temps; l’ouvrage terrible et dérangeant de Matatias Carp, Cartea neagra : Le Livre noir sur la destruction des Juifs de Roumanie (1940-1944) traduit par A. Laignel-Lavastine, pour les éditions Denoël.
Pour son caractère informatif et une première approche du délicat problème de l’héritage gênant des dossiers de la politique politique : La Roumanie 20 ans après: Le chasseur de la Securitate, aux éditions du Cygne, par Mirel Bran.
Et puis, pour la langue et l’exotisme, des contes : Contes de Roumanie : La Jeune fille qui portait malheur, par Ana Palanciuc, à L’Ecole des loisirs.
Enfin, le très bel album intitulé Napoléon III et les principautés roumaines aux éditions de la Réunion des Musées Nationaux.
J’ai vu aussi qu’aux éditions de la Martinière, Claire Veillère prépare pour janvier 2010 un nouvel album dans la collection Enfants d’ailleurs : Miruna, Cosmin et Marius vivent en Roumanie. Cela me rend très curieuse…

Bonne lecture!