Speed booking à l’Esperluète

 

Speed booking à l’Esperluète

Par Laure Hinckel dans Blog 25 Nov 2009

Je n’ai pas assisté au dernier Café Bouquins consacré à L’Aveuglement de Saramago (je vais très vite mettre en ligne les impressions de ma complice Geneviève) mais je suis rentrée de Bucarest juste à temps pour aller au speed booking de la librairie L’Esperluète! Nous n’étions finalement pas assez nombreux pour nous livrer à cet exercice rhétorique… alors Olivier L’Hostis, notre hôte, nous a installés sur un canapé orange et des chaises rouges au milieu des piles de livres et des tables chargées d’ouvrages. On était tout près du rayon dragons et vampires en tous genres qui attire tellement de jeunes lecteurs… Mais nos lectures à nous n’avaient rien du catalogue des noirceurs réjouissantes… Et que de découvertes!
C’est une simple liste (encore une) mais chacun de ces ouvrages est un coup de coeur. L’entendre présenté par l’un ou l’autre a été un véritable plaisir. Vivement la prochaine rencontre. Et l’on passera peut-être du slow booking (qui a vraiment son intérêt!) de ce soir au vrai speed booking avec cloche qui tinte au bout de trois minutes, entrain et vivacité!
J’ai donc entendu parler avec passion de Une année étrangère de Brigitte Giraud chez Stock, de Firmin, par Sam Savage chez Actes Sud, de U-Boot de Robert Alexis chez José Corti, de Le potentiel érotique de ma femme de Foenkinos chez Gallimard, de Shutter Island de Denis Lehane aux éditions Rivages et de Tous à l’ouest ! : Ou Le Tour du monde en quatre-vingts clichés de Sidney-Joseph Perelman, traduit par Thierry Beauchamp, aux éditions Le Dilettante. J’ai, quant à moi, présenté L’Aile tatouée de Mircea Cartarescu, éditions Denoël et un recueil de nouvelles découvert par hasard dans les rayonnages de L’Esperluète, Nature morte à la grenade, d’Inga Abele. Elle est lettone, elle a 37 ans, vit à Riga et ses textes sont traduits par Gita Grinberga et Henri Menantaud pour les éditions L’Archange Minotaure. Quatre nouvelles  qui sont de vrais bijoux. Je recommande particulièrement « Offrez-moi un violon », d’une beauté déchirante.

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