L’Echo Républicain : Profession traductrice

 

Que font deux traductrices quand elles se rencontrent?
Elles parlent de traduction!

Et quand elles le font devant un public attentif, curieux, qui pose des questions…elles dévoilent des aspects intéressants de leur travail.
La salle d’exposition de la librairie L’Esperluette à Chartres était pleine à craquer mercredi soir pour la rencontre croisée entre Olivier L’Hostis, Elena Balzamo et moi. La soirée fut belle.
Personnellement, j’ai beaucoup aimé le moment où Elena Balzamo a choisi, à la demande d’Oliver L’Hostis, une des lettres de Strindberg. La traductrice a lu une missive que l’auteur suédois envoya à ses parents alors qu’il n’avait que 9 ans (à l’époque, c’était chose commune, que d’écrire à ses parents même bien avant cet âge-là). Quelques paragraphes charmants qui ne laissent pas augurer du caractère de chien qui sera celui de l’auteur adulte… Puis une seconde lettre, rédigée à 12 ans à l’adresse de son frère et dans laquelle tout son talent de futur dramaturge éclate de manière évidente. Il faut lire cette fameuse lettre annonçant au frangin le décès de leurs parents…
Puis on m’a demandé de lire un passage de L’Aile tatouée. J’ai choisi d’illustrer la vision de Cartarescu qui se souvient de l’enfant d’une dizaine d’années qu’il était et qui rêvait, observant l’interieur d’une télévision tombant très souvent en panne et que le réparateur venait opérer sur la table de la salle à manger : « une fois le dos retiré, c’était une ville étrange qui nous était dévoilée, fascinante (…) Des terrasses et des esplanades chargées de constructions de verre fumé, chacune bien fixée sur son socle. Des coupoles étincelantes, des réseaux de câblage souterrains, des piliers de céramique où luisait le code des couleurs, des mécaniques compliquées  avec un coeur de ferrite (…) Dans la ville sous la carcasse de contreplaqué existaient sans doute des bâtiments et des coupoles où les services secrets avec de minuscules fonctionnaires contrôlaient le trajet de chaque quantum d’énergie, sculptant l’information d’après des critères occultes, modelant et modulant ses méandres jusqu’au méconnaissable. Jamais entre l’esprit et le monde n’avait existé un intermédiaire aussi rusé, traitre et empoisonné, une fenêtre vers les choses aussi semblable à un hachoir. »

Un autre extrait ici, mis en ligne par les éditions Denoël.

Et voici l’article publié vendredi 5 février dans l’Echo Républicain :IMAGE0001-copie-5.JPG

Berlin 2 : le choc d’Ishtar

Berlin, ça a été aussi ça : ishtar.JPGLa porte d’Ishtar et la voie processionnelle de Babylone.
Tout autour, un musée d’une incroyable richesse. Impossible de tout voir en une journée, alors on a passé un temps fou à se délecter des moindres détails de quelques oeuvres ciblées à l’avance :l’autel de Pergame, la façade du marché de Milet et Babylone au rez-de chaussée.

Puis une visite d’une intensité inédite à l’étage des arts islamiques: la « chambre d’Alep ». Je regrette de ne pas avoir de photo de cet exemplaire extrêment rare d’une pièce de réception entièrement couverte de boiseries mêlant graphisme stylisé oriental, psaumes, formules de bénédiction et d’action de grâce, représentations colorées de scènes de la vie quotidienne… Tout cela appartenait à un négociant chrétien dans l’Alep du 17ème siècle commençant…

Berlin, ça a été aussi ça, dans la même journée : un Lunchkonzert dans le hall de la Philarmonie : un espace (et quel espace!) plein à craquer d’un public conquis et respectueux. Au programme, Schubert et Chopin…
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Fondane : Poèmes d’autrefois et Le reniement de Pierre

La lecture des textes de Benjamin Fondane est une expérience que tout lecteur doit faire un jour ou l’autre. J’en dis plus ICI dans une de mes pages. Aujourd’hui paraît une partie importante de l’oeuvre en forme d’étoile filante de ce poète roumain qui avait choisi la France ou il fut à deux doigts d’éviter la mort par gazage à Birkenau. Lire, pour comprendre l’allusion que je fais, la très jolie biographie d’Olivier Salazar Ferrer aux éditions Oxus.
La traduction de ce très beau texte est signée Odile Serre, l’excellente traductrice de roumain qui a, entre autres, également donné au français le roman de Gheorghe Craciun Composition aux parallèles inégales publié par Maurice Nadeau et récompensé par le prix Pierre-François Caillé de la Société des traducteurs français.fondane.JPG

Présentation de l’éditeur : « Ce recueil rassemble des poèmes écrits en roumain par le jeune Fondane entre 1917 et 1923, manifestement inspirés par sa lecture de la Bible et des Psaumes et qui illustrent bien son idéal de jeunesse de donner une  » justification esthétique de l’Univers « . Cet ensemble est suivi d’un long poème dramatique, également demeuré inédit en français : Le reniement de Pierre. »

Salinger dans l’éternité des seigles

« Et moi je suis planté au bord d’une saleté de falaise. Ce que j’ai à faire c’est attraper les mômes s’ils approchent trop près du bord. Je veux dire s’ils courent sans regarder où ils vont, moi je rapplique et je les attrape. C’est ce que je ferais toute la journée. Je serais juste l’attrape-coeur et tout. D’accord, c’est dingue, mais c’est vraiment ce que je voudrais être. Seulement ça. C’est dingue ».*

Quelques phrases du mythique Holden Caufield en hommage à son auteur. Salinger est mort.  C’est dingue.

*L’attrape-coeurs, J.D. Salinger, traduit de l’américain par Annie Saumont, éd. Robert Laffont. Titre original : The catcher in the rye.

Travesty, Travesti, l’Amérique et Cărtărescu – Berlin 1

Les points d’orgue des quelques jours passés à Berlin ?

D’abord le séminaire de Mircea Cărtărescu. Chaque mardi soir pendant un semestre, le professeur Mircea Cărtărescu a évoqué la littérature postmoderne devant les étudiants de l’Institut de Littérature comparée Peter Szöndi de la Freie Universität. Un cours en anglais.

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J’ai assisté à celui consacré au roman de John Hawkes, Travesty. Le hasard fait incroyablement bien les choses : Travesti est aussi le titre d’un roman de l’auteur roumain, traduit en français sous le titre Lulu, aux éditions Austral, avant de quitter ce travestissement pour retrouver en 2007 son titre original en couverture  de la bande dessinée de l’artiste Baudouin

 

Une image à retenir de cette fin de journée ? Le campus est immense, le froid mordant, nous avançons en flottant sur d’épaisses couches de neige oblitérant le moindre bruit. Le bâtiment consacré aux langues romanes surgit au coin d’une rue bordée de villas. On voit de loin, à travers les parois de verre d’une grande salle vivement éclairée, les étudiants de dos et le professeur évoluant devant eux, un livre à la main. Quand nous arrivons, il est question de définir les niveaux d’interprétation de l’œuvre étudiée… Au tableau, les noms de Tsvetan Todorov, Lafcadio, Beckett et Ionesco se posent en flocons de craie.

 

Je ne reprends pas ici le contenu du cours passionnant entendu ce soir-là dans la salle au sol rouge de l’université berlinoise… Je veux juste dire que j’ai furieusement envie de lire ce roman, à présent. Et même en anglais, puisqu’il n’est pas traduit en français, me semble-t-il.

Ce que je regrette? Ne pas avoir croisé Zum-cititor… qui était dans la salle pour ce séminaire!

 

Seine et Danube : littérature roumaine en traduction française

J’étais à Berlin quand les efforts de notre association de traducteurs de littérature roumaine (ATLR) se sont concrétisés par la mise en ligne de …. la revue Seine et Danube, nouvelle série.

Je suis heureuse de partager l’annonce de cette parution avec vous!seine-et-danube.JPG

Fruit de plusieurs mois de travail pour toute notre équipe, notre revue on-line est à l’image des objectifs de notre association de traducteurs : originale et généreuse en découvertes.

Les textes traduits sont des inédits : ils donnent au lecteur une vision large de la littérature roumaine en traduction française, et ce, dès ce numéro inaugural.

Ayant les ambitions d’une encyclopédie permanente, Seine et Danube ne fera qu’élargir son éventail de thèmes, de styles et d’époques au fur et à mesure de sa croissance…

Il y aura de la poésie, des extraits de romans, de pièces de théâtre, d’essais.

Ainsi, au sommaire de notre premier numéro figurent dix traductions inédites:

 

  • Trois Hymnes de Sorin Mărculescu, traduction de Dumitru Tsepeneag,
  • Trois Poèmes de Cosmin Perţa, traduction Linda Maria Baros,
  • L’entonnoir et Stamate et Ismaïl et Turnavitu, deux textes du surréaliste Urmuz, traduction Magda Carneci
  • Le tiroir aux applaudissements, un beau passage du roman d’Ana Blandiana, traduction Helène Lenz
  • L’Épopée d’une contrée fraîche et verdoyante de Radu Aldulescu, un extrait dans une traduction de Nicolas Cavaillès
  • Adieu, l’Europe de Ion. D. Sîrbu, dans ma traduction : le grand texte d’un romancier également dramaturge de talent ;
  • La fête ininterrompue de Damian Necula, un extrait traduit par Marily Le Nir,
  • Le journal philosophique de Constantin Noica, traduction de Maria Cojan Negulesco
  • Il fait beau en septembre à Venise…une pièce de Teodor Mazilu, traduction Philippe Loubière
  • Amalia respire profondément de la jeune dramaturge Alina Nelega, dans une traduction de Mirella Patureau.

 

Le comité de rédaction et les membres de l’ATLR vous souhaitent de belles lectures sur le site de Seine et Danube.

En avant-première: La Croisade des enfants!

L’idée de choisir cette photo-là pour le superbe roman de Florina Ilis dans la traduction de mon amie Marily Le Nir est géniale! Le roman sortira le 14 janvier 2010 en librairie mais je vous en fais ici profiter en avant-première !

Excellente, donc cette couverture sur laquelle on lit un nombre incroyable de choses. Un bras tendu, paume ouverte, par la vitre baissée d’un wagon de voyageurs: représentation de la liberté saisie au vol, doigts écartés pour tenter d’en attraper davantage. Illustration aussi d’une transgression (en cours? accomplie?) dans notre époque où plus aucun train occidental ne permet de jouir de ce plaisir innocent. Nostalgie, donc, aussi.
Le poids de cette transgression est accentué par le titre du roman: La Croisade des enfants. On sent sourdre la violence mais sera-t-elle présente? Il y aura peut-être (sûrement) conflit entre plusieurs mondes, celui des adultes et celui des enfants, celui des laissés pour compte et celui des enfants gâtés. Mais on sent bien que l’auteur évitera les pièges du manichéisme. Il y a juste le contraste sur cette couverture, la belle opposition des couleurs complémentaires, le rouge du cartouche et le bleu du train, en bel équilibre avec le vert (paradis?) des amours enfantines de collines que l’on devine roumaines.
Je vous laisse découvrir cette couverture ainsi que la quatrième, très bien rédigée et correspondant parfaitement au contenu du roman… ceci dans l’attente de vous envoyer (via Enna) une carte postale de ce voyage si particulier qu’est une croisade…
La Croisade des enfants, traduction de Marily le Nir, ed. des Syrtes, 2010.

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Berlin… c’est pour demain!

Certes, l’image est ici rieuse et verdoyante alors que nous allons parcourir ces lieux sous la neige… mais Berlin, c’est Berlin, et je vous raconterai qui j’y ai rencontré et ce que j’y ai vu ou écouté… Le programme n’est pas encore bien fixé, mais il y aura à coup sûr des visites de librairies, un tour par la fameuse Ile des Musées, une jam session, un séminaire en anglais, des achats de Nutella (oui oui!) et de raifort… Et des séances de réconfort genre café, chocolat mousseux ou vin chaud…
L’an dernier, Johannes Honigmann me disait en marge d’un entretien qu’il partait s’y installer (et il n’est pas le seul) parce que la vie à Berlin y est plus abordable qu’à Paris et plus tonifiante pour les artistes… Je ne suis pas certaine de pouvoir m’en rendre compte en cinq jours, mais je vous dirai ce que j’en pense… Merci au blog A Berlin de m’avoir permis en un temps record de trouver un tas de bonnes idées de sorties et visites…

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L’Aile tatouée de Cartarescu dans le Canard Enchaîné

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Et tout Bucarest est littérature, par David Fontaine

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Pour lire la suite, c’est dans le Canard du 30 décembre 2009, encore en kiosque ce mardi 5 janvier.
L’autre bonne raison de l’acheter une fois de plus?
Sur la même page, un article d’André Rollin sur la réédition de La Convocation de Herta Müller (Métailié).
Et puis une chronique cinéma des « Contes de L’Age d’or » de Cristian Mungiu…
Tout cela se complète à merveille.

Carte postale n°5 : un autre pays, notre continent: l’Ex-Yougoslavie

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Carte postale n°3 : une ville, un autre continent : New York

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Carte postale n°2 : un récit de voyage

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Carte postale n°1 : depuis une ville européenne… Budapest

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Début de révélations sur la résistance au régime communiste

La chaîne France24 a diffusé le 18 décembre un reportage extrêmement intéressant : il présente le travail de fouilles entrepris par Marius Oprea dans les régions où pendant plusieurs années après la fin de la seconde guerre mondiale et l’installation du pouvoir communiste, des hommes ordinaires ont pris le maquis pour résister.
La propagande communiste en a fait des criminels et des nazis. Depuis les années 2004-2005 et les premières recherches dans les archives de la Securitate, depuis la création de cet Institut pour l’Investigation des Crimes du Communisme en Roumanie par Marius Oprea, le voile commence à être levé sur la réalité d’une résistance qui a été soigneusement cachée.

Ce reportage réalisé par Mirel Bran montre le travail de Marius Oprea : il retrouve les derniers témoins des crimes et part, pelle à la main, avec son équipe, à la recherche des tristes preuves matérielles . Pour de nombreuses personnes, retrouver un corps ou un indice est souvent le début d’un deuil qui arrive bien tardivement.
La video commence par un court plateau et dure 17 minutes, avec, à la fin, des explications très claires de Mirel Bran.

http://www.france24.com/fr/20091218-reporters-victimes-regime-communiste-memoire-roumanie-ceausescu-securitate-chasseur-police

Roumanie : j’ai participé à l’émission Le Débat sur France24

Moins de vingt minutes de débat autour d’Antoine Cormery, mais quatre invités : Radu Portocala, journaliste et écrivain, auteur chez Larousse d’un livre sur l’exécution du couple Ceausescu, Pierre Verluise, directeur du site géopolitique diploweb, Stelian Tanase, écrivain, en duplex depuis Bucarest et moi-même… france24
http://www.france24.com/fr/aef_player_popup/france24_player#
Vous pouvez voir cette émission consacrée au 21 décembre 1989 en suivant ce lien et en cherchant dans le bas de la fenêtre l’émission Le Débat, à 19:30.

Carte postale n°4 : un autre continent… L’Amérique

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Speed booking à l’Esperluète

Je n’ai pas assisté au dernier Café Bouquins consacré à L’Aveuglement de Saramago (je vais très vite mettre en ligne les impressions de ma complice Geneviève) mais je suis rentrée de Bucarest juste à temps pour aller au speed booking de la librairie L’Esperluète! Nous n’étions finalement pas assez nombreux pour nous livrer à cet exercice rhétorique… alors Olivier L’Hostis, notre hôte, nous a installés sur un canapé orange et des chaises rouges au milieu des piles de livres et des tables chargées d’ouvrages. On était tout près du rayon dragons et vampires en tous genres qui attire tellement de jeunes lecteurs… Mais nos lectures à nous n’avaient rien du catalogue des noirceurs réjouissantes… Et que de découvertes!
C’est une simple liste (encore une) mais chacun de ces ouvrages est un coup de coeur. L’entendre présenté par l’un ou l’autre a été un véritable plaisir. Vivement la prochaine rencontre. Et l’on passera peut-être du slow booking (qui a vraiment son intérêt!) de ce soir au vrai speed booking avec cloche qui tinte au bout de trois minutes, entrain et vivacité!
J’ai donc entendu parler avec passion de Une année étrangère de Brigitte Giraud chez Stock, de Firmin, par Sam Savage chez Actes Sud, de U-Boot de Robert Alexis chez José Corti, de Le potentiel érotique de ma femme de Foenkinos chez Gallimard, de Shutter Island de Denis Lehane aux éditions Rivages et de Tous à l’ouest ! : Ou Le Tour du monde en quatre-vingts clichés de Sidney-Joseph Perelman, traduit par Thierry Beauchamp, aux éditions Le Dilettante. J’ai, quant à moi, présenté L’Aile tatouée de Mircea Cartarescu, éditions Denoël et un recueil de nouvelles découvert par hasard dans les rayonnages de L’Esperluète, Nature morte à la grenade, d’Inga Abele. Elle est lettone, elle a 37 ans, vit à Riga et ses textes sont traduits par Gita Grinberga et Henri Menantaud pour les éditions L’Archange Minotaure. Quatre nouvelles  qui sont de vrais bijoux. Je recommande particulièrement « Offrez-moi un violon », d’une beauté déchirante.

Les livres roumains parus en 2009

Je voulais depuis quelques semaines donner ici une liste toute simple mais peut-être utile : celle des ouvrages de littérature, traduits du roumain et parus cette année, en 2009:

L’Enveloppe noire, de Norman Manea, dans une traduction de Marily Le Nir. L’auteur roumain vivant aux Etats Unis publie aussi en cette fin 2009, et toujours au Seuil Les clowns : Le dictateur et l’artiste, des textes traduits par Odile Serre et Marily Le Nir.
L’Aile tatouée, de Mircea Cartarescu : le moment idéal pour le lire puisqu’il raconte la révolution roumaine sous un angle satirique (mais ce que je dis là est très très réducteur).
Ils arrivent les barbares, le roman d’Eugène Uricaru, traduit par Marily Le Nir pour les éditions Noir sur Blanc.
Vienne le jour : c’était le premier roman de Gabriela Adamesteanu.  Aujourd’hui chez Gallimard, dans une traduction de Marily Le Nir.

Je signale aussi le roman de Virgil Tanase, même s’il est écrit en français… parce que j’ai beaucoup aimé sa petite biographie d’Anton Tchekhov… Donc, Zoïa, une saga et un portrait de femme dans la Roumanie communiste, publié aux éditions Non Lieu.

C’est le moment aussi d’annoncer la parution de quelques ouvrages ayant trait à la Roumanie. Ils ne sont pas si nombreux mas j’ai fait une petite sélection de livres très différents. Voici l’éventail que je vous propose :
La Mort des Ceausescu : la vérité sur un coup d’Etat communiste. J’ai justement reçu aujourd’hui l’invitation à la signature de ce dernier ouvrage en date de Catherine Durandin (avec la participation de Guy Hoedts). Cela paraît ces jours-ci chez Bourin éditeurs et je vais le lire avec grand intérêt…

Parmi les autres ouvrages, je signale le livre polémique Roumanie étrange et étrangère de Carmen Mihai, aux Editions marseillaises Autres temps; l’ouvrage terrible et dérangeant de Matatias Carp, Cartea neagra : Le Livre noir sur la destruction des Juifs de Roumanie (1940-1944) traduit par A. Laignel-Lavastine, pour les éditions Denoël.
Pour son caractère informatif et une première approche du délicat problème de l’héritage gênant des dossiers de la politique politique : La Roumanie 20 ans après: Le chasseur de la Securitate, aux éditions du Cygne, par Mirel Bran.
Et puis, pour la langue et l’exotisme, des contes : Contes de Roumanie : La Jeune fille qui portait malheur, par Ana Palanciuc, à L’Ecole des loisirs.
Enfin, le très bel album intitulé Napoléon III et les principautés roumaines aux éditions de la Réunion des Musées Nationaux.
J’ai vu aussi qu’aux éditions de la Martinière, Claire Veillère prépare pour janvier 2010 un nouvel album dans la collection Enfants d’ailleurs : Miruna, Cosmin et Marius vivent en Roumanie. Cela me rend très curieuse…

Bonne lecture!

La bonne surprise du jour!

Merci Daniel Fattore!


http://fattorius.over-blog.com/article-coco-or-not-coco–39084664.html