« L’histoire des ours panda » sur scène

L’Histoire des ours panda de nouveau sur scène!

Vite, vite, je transmets cette information concernant un écrivain et dramaturge que j’apprécie beaucoup (voir les autres notes à son sujet) : Matei Visniec, en photo ci-contre.

Le cycle Matéi Visniec, organisé du 03 au 15 février 2009 au Théâtre des 2 Rives de Charenton, est destiné à ceux qui aiment cet atypique venu de Roumanie. Et surtout ceux qui ne savent pas encore de quoi Matéi Visniec est capable pour nous faire prendre conscience, à travers le divertissement, de la réalité du monde qui nous entoure.

Sur une période de 15 jours, nous vous proposons une pièce de Matéi Visniec, L’ histoire des Ours panda – mise en scène par Salomé Lelouch – ainsi que deux lectures de ses meilleurs textes lus par Niels Arestrup et Isabelle Lenouvelle, ainsi que trois conférences dirigées par l’auteur.
Conférences & Lectures : Entrée libre

* Conférence le 03 février 2009 à 19h avec Matéi Visniec
LES BLAGUES POLITIQUES COMME FORME DE RESISTANCE EN PAYS COMMUNISTE
puis Lecture par Niels Arestrup et Isabelle Lenouvelle à 20h45.

*Lecture par Isabelle Lenouvelle et Niels Arestrup
Le 06 février 2009 à 20h45

* Conférence le 10 février 2009 à 20h30 avec Matéi Visniec
DU LAVAGE DE CERVEAU : VOYAGE DE L’EST A L’OUEST

*Conférence le 12 février 2009 à 20h30 avec Matéi Visniec
LES FAITS DIVERS : METAPHORES DE LA FOLIE DU MONDE CONTEMPORAIN

 

L’histoire des Ours panda – de Matéi Visniec – Mise en scène par Salomé Lelouch

Il demande à Elle de lui accorder neuf nuits.
Le pacte aura lieu et se constituera alors un ménage à part, peuplé d’un langage imagé, de situations codées et d’un profond mystère. Un régal, ce texte!!!

Les 4,5,7,11,13 et 14 février à 20h30 et les dimanches 8 et 15 février à 17h

Théâtre des 2 Rives
107 rue de Paris
94 220 Charenton-le-Pont
Métro : Charenton Écoles (ligne 8)
Renseignements/ Réservations : 01.46.76.67.00

Petit cadeau: cette illustration-affiche pour une de ses pièces les plus célèbres: La femme comme champ de bataille. Je montre cette affiche parce que je la trouve très chouette (évidemment, le mieux serait de la voir en grand, et avec le nom de l’auteur, que je rajouterai dès que je l’aurai trouvé).

Je suis une vieille coco, de Dan Lungu, sur Evene

La « vieille coco » en pleine forme!

On me demandait en décembre de donner à lire au sujet des romans que j’ai traduit du roumain…
Je viens de trouver cette bonne présentation de « Je suis une vieille coco! » par Perrine Verscheldem sur le site de vente en ligne Evene…
link

« Avec ‘Je suis une vieille coco’, Dan Lungu s’amuse à observer toute une génération à travers le personnage d’Emilia Apostoae. Sociologue de formation, l’écrivain épie son pays et ses habitants, examine leurs gestes et leurs pensées, pour livrer le portrait d’une Roumanie nostalgique d’un régime despotique. Idée difficilement concevable pour celui qui ne connaît de Ceausescu que ce que son livre d’histoire lui en a dit : un homme à la tête d’un régime totalitaire qui finit par être renversé puis exécuté. A travers ce livre, Dan Lungu met des mots et des gens sur une période reléguée aux souvenirs de classe. Le personnage d’Emilia, haut en couleur, symbolise avec justesse la génération de ceux qui condamnent le communisme autant qu’ils le regrettent. Avec une naïveté aussi étonnante que touchante, elle se souvient de sa vie, de son enfance à la campagne à sa retraite difficile, en passant, bien sûr, par sa jeunesse sous Ceausescu qu’elle raconte sur le ton de la confidence. Une innocence qui semble caractéristique des personnes qui ont subi ce régime, préférant se souvenir des jours heureux et oublier les difficultés du passé. Mais l’auteur ne tombe pas pour autant dans la caricature et livre un fidèle compte-rendu, presque une enquête, sur une partie de la société roumaine. Bien que les trois époques soient évoquées dans le désordre et jamais datées, Dan Lungu signe un roman fluide, comme pour mieux servir la richesse des personnages. Tous ont vécu les “années Ceausescu” à leur manière. Avec une plume parfois cynique et une verve bien à lui, Dan Lungu laisse un témoignage qui sonne juste et donne à voir un pays en pleine métamorphose. »

Paix

Pablo Picasso a intitulé ce dessin Guerre et paix.
Le sommeil après la guerre? La paix du sommeil avant le combat guerrier?  La bouche semble esquisser un sourire. La tête est abandonnée. Les yeux clos et les mains au repos, le silence. Quel sentiment de sérénité se dégage de l’ensemble!
C’est un cadeau, en ce soir de samedi où l’on entend parler plus bas du désirable sommeil des armes.  comme pour ne pas réveiller la paix qui trouve enfin, peut-être, où se reposer.

Challenge « Lire autour du monde »

La voilà, elle est prête, ma liste…

J’irai sur un autre continent, dans une ville, à savoir New York, avec Colum McCann dont je vais lire Les Saisons de la nuit (trad. de Marie-Claude Peugeot) en 10/18. J’ai envie d’en lire d’autres, mais je vais donc commencer par celui-ci, challenge oblige.

Puis je me baladerai dans le reste du pays avec Bjorn Gabrielsen et son Hareng des steppes paru chez Gaia (trad. du norvégien par Alexis Fouillet).

 

Pour rester en Europe et découvrir une ville, je lirai le roman de Jean Mattern, Les Bains de Kiraly, éditions Sabine Wespieser et dont l’action se passe à Budapest (enfin en très très grande partie). Quant à un pays, eh bien, ce sera l’ex-Yougoslavie pendant la guerre, avec Sasa Stanisic dont Le Soldat et le gramophone, dans une traduction de Françoise Toraille aux éditions Stock était, ça tombe bien, sur ma liste de livres à lire.

Enfin, mon récit de voyage me fera quitter la terre ferme, puisque j’ai envie d’écouter Oliver de Kersauson raconter le chant des océans, avec Ocean’s Song, aux éditions du Cherche Midi.

Bon, je suis contente de l’avoir mise au point… Onze mois et demi pour les lire, ça ne devrait pas être impossible…

La vie quotidienne en Roumanie sous le communisme

1989 – 2009 : vingt ans
pour comprendre

Reportons-nous vingt ans en arrière: janvier 1989, qui aurait cru alors que nous verrions, en l’espace de quelques mois, tous nos repères géopolitiques bouleversés? Le « rideau de fer » s’ébranler? Vous avez tous encore en tête le souvenir de ces milliers d’Allemands de RDA qui se rendaient en foule à Prague, à Varsovie et même à Budapest, pour demander l’asile aux ambassades d’Allemagne de l’Ouest, comme on disait. Des images vues à la télé. De hauts murs pris d’assaut.  Des enfants qu’on hissait. Un été pas comme les autres, avant un automne qui a changé notre vie à tous.

Ces régimes qui semblaient devoir durer une éternité, qui osait croire en leur démembrement? En dehors des dissidents, des activistes des droits de l’homme, des membres des associations multiples et vaillantes, en dehors des journalistes fameux qui se rendaient sur place, dans des circonstances périlleuses, pour rencontrer des syndicalistes – puisque les syndicats étaient interdits- ou des écrivains auxquels on avait ôté le droit de publier, qui parmi nous (j’avais vingt ans et cette partie manquante de l’Europe m’était totalement inconnue), qui parmi nous imaginait qu’avant la fin de l’année, la liberté serait retrouvée? Qui? Certainement pas les premiers concernés et parmi eux, les Roumains. Dans le système policier particulièrement pervers mis en place de longue date dans ce pays, le monde semblait immobile, gravé dans le marbre. Ceausescu renversé ? Il fallait être fou pour y croire.

 

2009, c’est l’année idéale pour lire cet ouvrage ! Au long des 14 contributions que vous pouvez lire dans le désordre selon vos centres d’intérêt, vous vous donnerez une idée des ressorts psychologiques des individus dans une société totalitaire.

Il y a des chapitres sur la peur, d’autres sur la censure et sur la « culture de la pénurie ».
Des événements particuliers sont analysés avec le bénéfice du recul et de nouvelles sources d’informations, ce qui donne des textes particulièrement riches.

Je mentionne en passant celui de Ruxandra Cesereanu, sur les tentatives de soulèvement des mineurs en 1977 et la révolte des ouvriers de Brasov, en 1987, deux événements suivis d’une très rude répression – et dont, en Occident, nous n’avons bien sûr eu qu’un écho extrêmement limité, à l’époque.
Lavinia Betea revient sur la terrible loi anti-avortement de 1966 dont les femmes n’ont commencé à parler, avec les difficultés et la douleur qu’on peut imaginer, que très tard.
Et puis l’affaire de la « Méditation transcendantale », racontée et analysée par le directeur de l’ouvrage, Adrian Neculau, prend une épaisseur particulière puisqu’elle est racontée par les protagonistes eux-mêmes et par ceux qui ont souffert directement de cette répression.

Ce ne sont que trois des 14 contributions. Je vous laisse découvrir les autres.

 

Et je vous souhaite une excellente année 2009 !

 

 La vie quotidienne en Roumanie sous le communisme, sous la direction de Adrian Neculau, préface de Serge Moscovici, édition française établie par Laure Hinckel, collection « Aujourd’hui l’Europe », L’Harmattan, 2008.