Un atelier de traduction avec des lycéens de Galati

Enthousiasmées par la présentation du 13 novembre et pressées par les élèves qui voulaient me revoir, les professeurs de français du lycée Vasile Alecsandri m’ont proposé de revenir. Read More

La Roumanie qui a du sens

Pour donner encore un peu plus de sens à ma bourse de séjour accordée par l’Institut culturel roumain, j’ai eu l’idée d’aller à la rencontre des jeunes, pour leur parler de ce qui, dans leur littérature, est traduit en France. Et pour les écouter aussi. Read More

Tableau de chasse

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Aujourd’hui je ne traduis pas. Je grille. Je pèle. J’égoutte et je pile de beaux légumes. Je me rassasie de l’image de ce tableau de chasse peu commun.

Danube(s) Depuis l’autre rive

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Je viens de passer la frontière, je suis en Moldavie, je descends de voiture: une large vue sur le fleuve s’offre à moi.
Je ne peux pas m’approcher car le terrain en bordure de l’eau est occupé par la zone portuaire libre de Giurgiulesti. Read More

Danube(s) Passer la frontière

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Ce matin, je décide d’aller voir le Danube depuis l’autre rive. Je vais passer la frontière avec la Moldavie, autrement dit, traverser la rivière Read More

Café du matin

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Mon café, l’été, sous la treille. Un clin d’oeil de la lune et des étoiles, le matin, à 7 heures.

En attendant le vin

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Scrutant ce grain veiné, lourd et translucide, il me vient l’envie de demander : il y a quelqu’un?

Danube(s) rive droite, rêve d’enfant

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Enfant de la ville, j’ai toujours rêvé de ça.

Danube(s) rivages de sable fin à Grindu

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Ici, le Danube amorce une large courbe à gauche, entre des rivages de sable fin. Le village à droite est une sorte de bout du monde. La route se termine là, à Grindu, autrefois nommé Pisica. Pour continuer, il faut emprunter la berge inondable ou suivre le chemin sur la digue.

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Danube(s) rive droite, suite : un air de Louisiane

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Toujours en suivant la rive droite du Danube, je passe de prairies creusées de mares fluviales à des bois qui ont un faux air de Louisiane.

Danube(s) Rhinocéros

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Une vision, entre végétal et animal. Planté dans le sable, il vient de loin sans doute. De quelles rives s’est-il détaché avant d’échouer si près du but? Il ne verra jamais la mer.

Danube(s) Seul au monde

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Pêcher. Pas envie de socialiser.

Danube(s) Bronzage utile

 

Ici, on prend du sandre.

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Danube(s) Entre la treille et le fleuve

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Cette année, pas de tomates au potager. Le fleuve s’est invité dans le jardin. Après ses 2800 km de course folle en Europe, pas de pitié pour les cultures de printemps! Tel est le témoignage de la riveraine du Danube.

Danube(s) Lecture dans un hamac

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Une pause lecture dans ce hamac, cela vous dirait? Le Danube s’est retiré depuis le printemps. Il a laissé une trace blanche sur le tronc des arbres. Allez, quelques siestes en attendant son retour, les glaces et la débâcle nouvelle. Profitons.

pêcheurs Danube

Danube(s) Promenade sur la rive droite

pêcheurs Danube

Rive droite du Danube. Loin de Paris Plage. Très près du Delta.

Traduire à Venise

L’Institut culturel roumain a concocté des ateliers de traduction pour les despérados qui, comme moi, ont choisi de traduire dans leur langue des oeuvres littéraires roumaines. C’est encore tellement confidentiel! On forme presque une société secrète…

Nous réunir à Venise est une sublime idée.

Voici le communiqué annonçant ces Ateliers à Venise.

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 LITERODROMUL BABEL

Ateliers de traduction par et pour les traducteurs de littérature roumaine

Venise

 

Entre le 4 et le 11 juillet 2010, le Centre National du Livre de l’Institut Culturel Roumain (ICR) et l’Institut roumain de la culture et des humanités de Venise organisent une manifestation baptisée le LITERODROMUL BABEL.

Cette semaine d’ateliers réunira des traducteurs de littérature roumaine provenant de plusieurs espaces linguistiques : Bulgarie, France, Allemagne, Israël, Italie, Pays Bas, Pologne et Hongrie.

L’objectif principal de ce projet est de développer le réseau des traducteurs de littérature roumaine et de créer des synergies pour propulser cette littérature sur le circuit international des lettres.

Les participants sont ou ont été des bénéficiaires des programmes de bourse pour les traducteurs – professionnels et en formation – mis en place par l’Institut Culturel roumain de Bucarest. Ils auront l’occasion de se rencontrer et de mettre en commun leurs expériences personnelles de traducteur aux prises avec les stratégies de traduction et de promotion de la littérature roumaine hors de ses frontières.

Les traducteurs invités à Venise sont : Laure Hinckel (France), Gerhardt Csejka (Allemagne), Jan Willem Bos (Pays Bas), Joanna Kornas-Warwas (Pologne), Any Shilon (Israel), Lora Nenkovska (Bulgarie), Jan Cornelius (Allemagne), Mihaly Lakatos (Hongrie), ainsi que les jeunes traducteur italiens Roberto Merlo, Anita Natascia Bernacchia, Danilo De Salazar, Giovanni Magliocco, Ileana Maria Pop, Maria Luisa Lombardo, Aronne Mapelli, Serafina Pastore, Mauro Barindi.

Les ateliers de traduction seront honorés de la présence de Simona Popescu et de Dan Lungu, deux des écrivains roumains les plus importants et également les plus traduits. Ils exprimeront leur point de vue d’auteur roumain concernant la traduction de leurs textes. Les traducteurs présents identifieront des problèmes de traductibilité à l’occasion de séances de travail sur les textes des deux auteurs et proposeront des solutions pour les dépasser.

Les participants aborderont en séance des thèmes comme le problème de la langue familière ou populaire, la réception des traductions, les problèmes de traduction que posent l’humour  et la situation comique en littérature, le problème de la confession religieuse du traducteur, les différences culturelles dans la traduction, la traduction des obscénités.

Les sessions de travail se dérouleront dans la salle de conférence „Marian Papahagi” de l’Institut roumain de la culture et des humanités de Venise et seront encadrées par  Dana Bleoca, directrice adjointe du Centre National du Livre de Bucarest, par l’écrivain et traducteur Florin Bican et par Monica Joiţa, directrice de l’ICR de Venise.

Bucarest – Terrasses

 

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Centre de Bucarest. Strada Ghika Ion. Sur un des côtés de la Banque Nationale.

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Dans ce café restaurant ouvert sur la Strada Franceza, on vous apporte la note dans un vieux livre de poche. C’est une jolie trouvaille!

Un nectar de Shiraz dégusté avec la délicieuse Daniela Z. en parlant littérature, histoire et gemmes précieuses… et puis, cette question posée au garçon: « Mais le patron est-il français pour ouvrir La Bonne bouche à Bucarest? »

Non, le patron, sachez-le, est un bon Lipovène épris de gastronomie française. Il aime aussi la littérature, semble-t-il. Sur notre table à 2 heures de la nuit? Misterele Parisului d’Eugène Sue, publié en 1968 dans une édition populaire roumaine.

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Toujours dans le quartier Lipscani en cours de rénovation, ces deux belles terrasses très différentes l’une de l’autre.

Sur la première, j’aime beaucoup les jardinières représentant des maisonnettes. J’aimerais avoir les mêmes sur le bord de ma fenêtre!

De l’autre, j’aime les couleurs toniques.

J’ai intitulé ce billet « Terrasses ». Mais connaissez-vous le recueil de poèmes de Letitia Ilea intitulé Terrasses? Les siennes sont françaises. Du sud. C’est publié par le Centre international de Poésie Marseille cipM / Spectres Familiers, novembre 2005
ISBN : 2-909097-59-5

 

L’Ombre de Camil Petrescu à Bucarest

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Quelque part dans le roman de Camil Petrescu Madame T., le héros accablé par la canicule pénêtre dans une cour étroite, aux accents populaires. Le ciel est festonné de galeries vitrées résonnant d’échos domestiques.

J’ai eu l’impression de mettre mes pas dans ceux du fameux héros, en ce jour de chaleur vibrante écrasant Bucarest.

Il y a d’abord eu un long corridor chaulé. J’avais été attirée par l’éclat d’une porte vitrée, tout au fond du tunnel. Chaque petit carreau de la porte était un oeil. Etranges yeux, car certains permettaient de voir de l’autre côté, dans la cour. D’autres reflétaient mon regard curieux. Le damier de miroirs et de vitres poussiéreuses m’a retenu longtemps. Une partie de moi  est confisquée par cet endroit.

Madame T., trad. de Jean-Louis Courriol, 1998, éditions Jacqueline Chambon. Le titre original du roman est Patul lui Procust, « Le lit de Procuste », 1933.

Berlin 2 : le choc d’Ishtar

Berlin, ça a été aussi ça : ishtar.JPGLa porte d’Ishtar et la voie processionnelle de Babylone.
Tout autour, un musée d’une incroyable richesse. Impossible de tout voir en une journée, alors on a passé un temps fou à se délecter des moindres détails de quelques oeuvres ciblées à l’avance :l’autel de Pergame, la façade du marché de Milet et Babylone au rez-de chaussée.

Puis une visite d’une intensité inédite à l’étage des arts islamiques: la « chambre d’Alep ». Je regrette de ne pas avoir de photo de cet exemplaire extrêment rare d’une pièce de réception entièrement couverte de boiseries mêlant graphisme stylisé oriental, psaumes, formules de bénédiction et d’action de grâce, représentations colorées de scènes de la vie quotidienne… Tout cela appartenait à un négociant chrétien dans l’Alep du 17ème siècle commençant…

Berlin, ça a été aussi ça, dans la même journée : un Lunchkonzert dans le hall de la Philarmonie : un espace (et quel espace!) plein à craquer d’un public conquis et respectueux. Au programme, Schubert et Chopin…
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