La part des anges

 

Mircea Cărtărescu à Paris!

30 Sep 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Mircea Cărtărescu abandonnera pour quelques jours son domicile berlinois pour rencontrer les lecteurs français. C’est un grand événement et ce sera les 5, 6 et 7 octobre, donc la semaine prochaine! Le Lundi 5 octobre à 18 h, c’est à la Rotonde de la Représentation de la Commission européenne, 288 bd. Saint-Germain, M° Assemblée Nationale. La soirée littéraire sera consacrée à l’œuvre de Mircea Cărtărescu, en présence de l’auteur, de moi-même et de Gérard Meudal, journaliste au quotidien Le Monde. La lecture sera suivie par un film sur Mircea Cărtărescu. Le Mardi 6 octobre, de 19 h 30 à 21 h 30, Mircea Cărtărescu rencontrera les étudiants, les lecteurs et le monde littéraire français à la Sorbonne, amphithéâtre Richelieu, M° Saint-Michel, Odéon, Cluny-La Sorbonne. Cette soirée s’annonce particulièrement intéressante puisque Mircea Cărtărescu sera entouré de Michel Crépu,  le rédacteur-en-chef de la Revue des Deux Mondes, de Jean-Yves Masson, président de la Maison des Écrivains et de la Littérature et professeur universitaire à…

Un passionnant portrait et deux sites

03 Sep 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Je viens de lire le passionnant portrait d’une grande dame de la culture roumaine… et française -puisqu’il s’agit d’Elena Gorunescu, l’auteure d’un grand nombre d’ouvrages de langue, de précis de grammaire et de  dictionnaires roumain-français et français-roumain. Je vous laisse lire la suite sur le très bon Courrier des Balkans – et n’hésitez pas à vous y abonner si vous avez le plus petit intérêt pour la culture de nos voisins roumains, bulgares, serbes, macédoniens, kosovars, albanais et grecs! Il faut aussi préciser que ce portrait a été écrit par Henri Gillet et a été publié initialement dans les Nouvelles de Roumanie, dont il est le fondateur et la courageuse cheville ouvrière. Bonne lecture de ces deux sites à consulter obligatoirement!

A l’occasion de la publication de L’Aile tatouée, le roman de Mircea Cărtărescu

29 Août 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Voici la version française du texte de l’entretien publié le 13 août dernier à Bucarest dans « Observator Cultural » sous la signature de Doina Ioanid… L’entretien sollicité lors de mon voyage à Bucarest au mois de juin dernier a été publié en août par l’hebdomadaire roumain pour accompagner la sortie du roman de Mircea Cărtărescu, L’Aile tatouée, aux éditions Denoël. « J’apporte ma pierre à la promotion des auteurs roumains » « Journaliste et traductrice, membre fondateur de l’ ATLR (Association des Traducteurs de Littérature Roumaine), Laure Hinckel est l’auteur de nombreuses traductions d’œuvres littéraires roumaines et a été la conseillère littéraire des Belles Etrangères (2005). Amoureuse de la langue roumaine (la preuve en est que cet entretien a été mené en roumain). Lorsque nous nous sommes croisées au Green Hours, elle sortait de la Librairie du Fond de la Cour, chargée d’un beau tas de livres. Laure Hinckel, vous voici de nouveau en Roumanie après une absence d’un an… Oui,…

Bucarest – chronique d’été 7 (fin)

27 Juin 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Le même jour J’ai rendez-vous au Cennac. L’institution me fait l’honneur de m’attribuer une bourse de traducteur professionnel. Cela me permettra de séjourner deux mois en Roumanie et de travailler dans de bonnes conditions sur le troisième roman de Dan Lungu. Tout en marchant dans Bucarest, je pense au rôle essentiel que cette bourse joue pour moi et je voudrais dire qu’il y a 20 ans, l’idée même de soutenir et d’accueillir des traducteurs étrangers en Roumanie était impensable. Des années-lumière d’efforts et de réflexion se trouvent derrière ces vingt petites années nous séparant de 1989 ! J’ai été témoin des énormes efforts déployés par ceux qu’on n’appelait pas encore des « acteurs de la politique culturelle » mais tout simplement des intellectuels ou des artistes, pour tenter de doter le pays des outils indispensables (aujourd’hui, cela nous semble indispensable !) à une vie culturelle active, ouverte sur le monde, et qui s’exporte. Comment une « petite langue » pourrait-elle…

Cafés poèmes de Paris

27 Juin 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Le mois de juin est placé sous le signe de la poésie à l’Institut Culturel Roumain de Paris. De sa tour d’ivoire, la muse descend pour un bain de foule avec un programme chargé. Le 11 juin, l’Institut Culturel Roumain et cinq autres instituts culturels étrangers à Paris ont démarré, dans 26 cafés parisiens, le projet Café poèmes de Paris. Les clients y pourront écrire quelques vers voire un poème entier sur une carte spéciale, qu’ils déposeront dans une urne spéciale présente sur chaque site. Les meilleures créations seront choisis par un jury international et publiées dans une brochure à l’occasion de la Semaine des cultures étrangères (26 septembre – 4 octobre) du FICEP (Forum des instituts culturels étrangers à Paris). Le 16 juin, l’Institut Culturel Roumain accueillera dans ses locaux le Festival franco-anglais de poésie pour la présentation au public d’un nouveau numéro de la revue poétique La Traductière….

Bucarest – chronique d’été 6

22 Juin 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Lundi   Le tram – de nouveau. L’enfilade des boulevards portant le nom de princes régnants d’époques lointaines. Je ne peux pas ne pas m’en souvenir : c’est là, sur la gauche, quelque part entre les stations de métro Ştefan Cel Mare et Piaţa Victoriei que se trouve une petite maison pas tout à fait anodine.  Dans les années 30, Eugène Ionesco y vivait avec sa mère et sa sœur Marinela. C’est au 52 du boulevard Ştefan Cel Mare. Ce lieu est aujourd’hui tout à anonyme. Aucune plaque ne mentionne rien. Et puis, après tout, pour quoi faire ? Si je mentionne ce lieu, alors que je passe devant, c’est parce que cela me renvoie à l’excellent souvenir d’une enquête que j’ai menée en 1994 « sur les traces d’un lycéen roumain nommé Ionesco », d’ailleurs publiée dans l’Événement du Jeudi avec des fac-similés de ses carnets de notes… Une vraie réussite, cette enquête…

Bucarest – chronique d’été 5

19 Juin 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Entre le cinéma Scala et la librairie Carturesti, je tombe sur la rue Pictor Arthur Verona transformée, pleine de vie : ici se tient pour quelques jours un mini festival organisé par la Fondation Carturesti et l’Union des architectes. Cela s’appelle :  Le but est de militer pour rendre aux piétons ce morceau de quartier au centre de Bucarest. Je dégaine mon téléphone portable pour saisir en images quelque chose de cette atmosphère légère qui plane dans ce coin de Bucarest. Des ateliers pour les enfants tenus par des associations écolos, des artistes en plein happening, et surtout, la présence forte et intéressante des étudiants des facultés d’architecture et d’art donnent un air un peu échevelé à cette rue que je connais bien pour y avoir, notamment, pris une des plus sympathiques photographies de mon exposition montrée en 1995 à l’Institut français: Un des stands les plus intéressants (et de nombreux groupes se forment pour…

Bucarest – chronique d’été 4

19 Juin 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Calea Victoriei. Sur la gauche, la cour très sombre d’un de ces nombreux immeubles aux lignes Bauhaus. On y retrouve une époque attirée par la modernité, misant sur l’ultra-fonctionnel et adorant le luxe. J’ai l’impression de me retrouver dans l’antichambre d’un roman de Camil Petrescu. Fred, le héros de son roman Madame T. est sur le point de pousser la grille ; de son pas élastique, il traverse le puits de lumière et s’en va retrouver son amante… Aujourd’hui, la façade est chargée de suie mais le charme des lignes pures est toujours agissant. Je regrette à cet instant de n’avoir pas pris mon appareil photo. Dans deux semaines, quand je serai de retour, le fantôme de Fred Vasilescu me trouvera là, sous cette fenêtre ronde comme l’œil ébahi de son Emilia.     Ça y est, quelques pas encore et je me retrouve à l’abri de la chaleur torride : voici…

Bucarest – chroniques d’été 3

17 Juin 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Samedi, suite     Le parfum des tilleuls est réellement enivrant. Il plane, sur le  boulevard Lăscăr Catargiu, entre le macadam brûlant et les houppiers chargés de fleurs douces, ni vertes ni jaunes ou vertes et jaunes à la fois, je ne sais plus. Le parfum est si présent qu’on a l’impression d’en manger. Par trente degrés à l’ombre, Bucarest devient la capitale la plus féminine au monde. C’est un festival de blouses et de robes à mancherons ou aux épaules découvertes, toutes de textile léger, coloré, fleuri, pointillé, plissé, gansé.     Là, sur la gauche, à mi boulevard, derrière une touffe d’acacias défleuris, le corps écorché d’une de ces maisons commerçantes construites au tournant du XXème siècle. Une vision qui fait mal. J’espère qu’il s’agit d’une rénovation en cours et non d’une ruine dont on récupère les derniers ornements. A travers une ouverture, on voit l’intérieur de ce…

Bucarest – chroniques d’été 2

16 Juin 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Samedi 13 juin Je circule sur le boulevard Mihai Bravu puis sur Ştefan Cel Mare. Ce sont un peu nos Maréchaux parisiens, ces deux larges boulevards qui forment un demi-cercle autour du centre de Bucarest. Les lignes de tramway qui brillent entre les deux sens de circulation sont neuves. Les passages, Muncii, Obor, Ştefan cel Mare ont été rénovés. Obor – un immense marché et un grand magasin au rez-de-chaussée d’une barre d’immeuble. Je me perds avec un grand plaisir entre les femmes troncs et les strings des étals de corsetterie; je longe des alignements de cannes à pêche et des imperméables en caoutchouc étiquetés en vert sur les stands d’articles de sport et de pêche; des avalanches de foulards, d’éventails, de lunettes de soleil, de souliers de dame et de bottes stiletto, de lustres d’opaline et de spots design, de parfums et de montres, de bicyclettes roses et vertes…

Bucarest – Chronique d’été 1

15 Juin 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Vendredi 12 juin Bucarest. Plus de deux ans que je n’ai plus parcouru la ville. Des années que je ne l’ai plus fait l’été. Soleil de juin, lumière toujours aussi riche et tendre le soir à 18 heures: richesse des reflets dans les vitrines; profondeur des gris multiples des huisseries dont la peinture s’écaille en contorsions baroques; tendresse de la respiration des tilleuls, enivrante et palpable. J’ai soif de renouveler mon stock d’images de Bucarest. Et d’après ce que j’ai vu depuis le car entre l’aéroport Otopeni (pardon, il faut dire Henri Coanda!) et le centre ville, il y a du changement.

Des auteurs roumains à la Tübinger Büchenfest

26 Mai 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Où étaient Dumitru Tsepeneag, Mircea Cartarescu et Dan Lungu ces derniers jours? Avec leurs livres récemment traduits en allemand, à la Tübinger Buchenfest qui s’est déroulée du 22 au 24 mai. Le joli roman de Tsepeneag est traduit par Ingrid Baltag, que je recevais l’an dernier (dans un groupe de 17 traducteurs de 14 pays, pour les premières Rencontres internationales de traducteurs de litérature roumaine)… Par ailleurs, Dumitru Tsepeneag est aussi le président de l’Association des traducteurs de littérature roumaine à l’origine de ces Rencontres.. Et le livre conserve outre Rhin son joli titre français La Belle Roumaine… Celui de Dan Lungu, c’est amusant je trouve, est carrément traduit Die Rote Babuschka. C’est différent de Je suis une vieille coco! mais peut-être tout aussi provoquant, en allemand. J’espère que le traducteur du roman, Jan Cornelius, a pris autant de plaisir que moi à le traduire… Quant au titre du recueil de nouvelles de…

Trois poèmes de Florin Iaru

20 Mar 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Parmi tout ce que j’ai fait au salon du livre, il y a cette traduction de trois poèmes de Florin Iaru (prononcez « florin’ Iarou »). C’était imprévu: le poète roumain s’était déplacé à Paris, notamment pour la présentation de l’anthologie Des Soleils différents qui publie un extrait de son premier roman, à paraître à Bucarest et intitulé Noir… et devait lire, le samedi, quelques poèmes sur le stand de la Roumanie (c’était tout à côté de l’immense stand du pays invité, le Mexique). Il lui manquait quelques traductions. Me voici donc, vendredi soir (nuit) dans le train, à traduire trois poèmes que je venais de choisir parmi plusieurs autres. Vous me direz, mais qu’est-ce qui lui prend? Il me prend que j’aime le caractère ludique de ses poèmes, leur air de ne pas y toucher : on aperçoit derrière un funambule en équilibre précaire, et on retient notre souffle. Avec l’accord de Florin Iaru,…

Rencontre de blogueuses

20 Mar 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

J’ai été dure à la détente, mais finalement, ça y est, la voici, la photo de la mémorable rencontre qui a eu lieu en marge du Salon du Livre! L’initiative appartient à Géraldine et nous nous sommes amusées à la jouer incognito, cette photo souvenir. Enfin, à moitié incognito. Nous avons donné à nos échanges sur la toile et de blog à blog un petit plus d’humanité. Mais après tout, quand on parle de livres, on est toujours très près du coeur, tout près de l’âme, n’est-ce pas les filles?

Des soleils différents

12 Mar 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Des Soleils différents et de la métaphysique pas banale…    Le Salon du Livre de Paris est l’occasion d’une première, côté Roumanie : le CENNAC récemment créé – équivalent de notre Centre National du Livre- sera représenté au salon (Stand Y83 ). Le CENNAC, par ce stand, « ouvre au public francophone une porte vers la diversité et la richesse de la littérature roumaine contemporaine ». Diverses rencontres avec des auteurs roumains (voir le programme plus bas) sont aussi l’occasion, pour l’homologue roumain de notre CNL, de promouvoir ses programmes d’aide à la traduction.   C’est un événement, car fonder de toutes pièces une institution aussi importante pour l’éconimie du livre était une nécessité et un défi: le voilà relevé. Le stand CENNAC organise trois signatures d’ouvrages publiés avec le soutien de l’Institut Culturel Roumain : -l’anthologie Des soleils différents (co-édition L’inventaire / Balkans Transit)  présentée par la romancière Gabriela Adameșteanu, par Laurent Porée (l’âme du festival Insolite Roumanie 2008 en Normandie) et…

Des articles de mon blog publiés à Bucarest!

03 Mar 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Quand j’ai présenté La Vie quotidienne en Roumanie sous le communisme, je ne pensais pas retrouver un jour ce contenu de mon blog traduit en roumain et publié dans Jurnalul National, un des quotidiens les plus lus en Roumanie! Lavinia Betea, une des collaboratrices de l’ouvrage La vie quotidienne… s’occupe dans ce journal de la « section histoire récente » et publie avec son équipe un supplément destiné à faire « revivre » l’année 1989 au travers de témoignage et de documents qui n’étaient pas accessibles, à l’époque. Le supplément porte le nom de l’officieux du parti communiste roumain, « Scînteia« . Le contenu de mon blog lui plaît beaucoup et voilà comment je me retrouve dans « Scînteia »! Un petit « truc » : vous brillerez en société, quand vous saurez que ce mot qui signifie « l’étincelle » se prononce en roumain… « squin’teilla ». Entrainez-vous!

Fin février 1989 : une modilisation médiatique grandissante

27 Fév 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

A la lecture des dépêches AFP et du Monde entre le 21 février et 28 février 1989, on constate que l’indignation grandit à l’égard du régime communiste de Ceausescu. Le 21 février, un message d’Eugène Ionesco est lu à Bruxelles, devant la commission politique du Parlement européen par sa fille Marie-France. La séance est consacrée aux droits de l’homme en Roumanie. Le témoignage du grand écrivain français d’origine roumaine Eugène Ionesco est capital pour éveiller les consciences. Le Figaro publie le texte bouleversant et très dur d’Eugène Ionesco en Une, avec une photo. Vous pouvez lire le texte de Ionesco dans Le Monde en cliquant sur ce tire : « Non assistance à peuple en danger ». Monica Lovinescu (Journal) nous apprend également que le fameux jour de cette audience à Bruxelles, préparée depuis de longues semaines par les opposants roumains, il se trouva même dans la salle un député britannique du Labour, dont…

Eugène Ionesco le 23 février 1989 : « Non assistance à peuple en danger »

26 Fév 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Si vous êtes ici, c’est que vous venez de commencer l’article Fin Février 1989, une mobilisation médiatique grandissante. Voici l’article publié dans le Monde :    Jeudi 23 Février 1989   Roumanie : les droits de l’homme devant le Parlement européen  » Non-assistance à peuple en danger « , selon Eugène Ionesco   (21 FEVRIER 1989)   BRUXELLES de notre envoyé spécial La commission politique du Parlement européen a organisé, mardi 21 février, à Bruxelles, une audition publique sur la situation des droits de l’homme en Roumanie. Pendant six heures, les députés – peu nombreux – et des représentants des organisations non gouvernementales ont écouté les interventions d’une dizaine d’experts et de réfugiés. Le tableau qui a été brossé des conditions d’existence actuelles des Roumains est sombre. L’écrivain Eugène Ionesco, d’origine roumaine, devait ouvrir les débats mais, malade, c’est sa fille, Marie-France, qui a lu le discours qu’il avait préparé pour la conférence. Citant…

Je passe sur le divan de Géraldine!

23 Fév 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Le blog des coups de coeurs de Géraldine fait partie depuis un bon petit moment de mes promenades virtuelles quasi quotidiennes. On y trouve d’excellentes chroniques de romans, des entretiens avec des écrivains et, depuis peu, un tour d’horizon des différents métiers gravitant autour du livre. Géraldine m’a demandée de témoigner sur celui de traducteur… et c’est là : « traductrice littéraire » ! Bonne lecture et surtout, bonne balade chez Géraldine!

Le cauchemard du pissenlit

23 Fév 2009 Par Laure Hinckel dans Blog

Séquence divan: Le plus délicieux cauchemar du traducteur? Hum… peut-être l’imagination échevelée des langues vernaculaires, quand il s’agit de donner un nom aux plantes et aux fleurs du crû… Attention, j’ai dit cauchemar, mais surtout, « délicieux »… Je me régale à plancher sur les mots qui font obstacle. Imaginez mon air perplexe lorsqu’il m’a fallu trouver, mais surtout vérifier ( bonne maladie journalistique héritée de mon ancienne vie) quelle plante se cachait derrière le joli petit nom de « cul-de-poule » ou « fleur-de-maïs« … J’ai rapidement trouvé qu’il s’agissait du pissenlit, en roumain papadia, en retrouvant le nom latin de ce cauchemar des jardins non bio. Et là, j’ai trouvé que les anglais sont descriptifs et surtout, qu’ils nous ont piqué les mots du pissenlit qu’on appelle aussi « dent-de-lion« : chez eux, c’est « dentalion« , comme en portugais, par exemple dente-de-leão ou en allemand Löwenzahn… Mais alors, pourquoi pas de « dent-de-lion » en roumain? C’est vraissemblablement par le grec… παπαδιά qui signifie « épouse de prêtre…