Les lapins ne meurent pas

Savatie Baştovoi

Traduit du roumain (Moldavie) par Laure Hinckel

Editions Jacqueline Chambon

ISBN 978-2-330-00254-1

Trad. Laure Hinckel – 2012

N ous sommes en 1980. Sasha, neuf ans, vit en République de Moldavie. Une vie sous le communisme, avec ses défilés, ses slogans, sa pruderie, ses kolkhozes, ses organisations de jeunesse quasi militaires. Pour Sasha, qui a un besoin éperdu de croire, la propagande devient à la lettre parole d’Évangile. Il vénère les martyrs de la cause communiste dont les visages sont peints sur les murs de l’école, et en premier lieu Lénine, gloire de l’Union soviétique qui a combattu les puissances du Mal capitaliste.

Il vénère les martyrs de la cause communiste dont les visages sont peints sur les murs de l’école

À cette dévotion athée s’ajoute un amour sensuel pour la forêt, où il aime se réfugier quand ça va trop mal à l’école. L’institutrice lui reproche aigrement ses vêtements usés, l’odeur des cochons qu’il nourrit avant de venir en classe et ses poux. On peut aussi être un paria dans l’utopie communiste d’une société sans classes. Ici, le sentiment panthéiste de Savatie Baştovoi s’incarne avec une délicatesse fragile dans cet enfant qui s’accroche aux mythes d’un monde parfait pour oublier la dure réalité d’un système fait pour broyer les hommes.

Paru en janvier 2012

  • La presse en parle

    Astrid de Larminat, Le Figaro : « Le « paradis soviétique » vu par un moine et poète moldave qui naquit à l’époque de Brejnev.[…] Le premier roman d’une sorte de génie polyvalent. »

  • La presse en parle

    David Fontaine, Le Canard Enchaîné : « Si jeune et déjà moldave, comme dit une vieille blague ».

  • La presse en parle

    Catherine Simon, Le Monde : « Ce beau roman est une ode aux enfants soviétiques devenus grands. […] Il diffuse une puissante lumière : celle d’une écriture formidablement charpentée et fine ».

  • La presse en parle

    Marie Chaudey, La Vie : « Un récit de l’innocence et du désarroi, de la croyance en Lénine mêlée à un joyeux panthéisme, ponctué de parenthèses de poésie pure. Totalement bouleversant. »