Le Livre des chuchotements

Varujan Vosganian

Traduit du roumain par Laure Hinckel et Marily le Nir

Editions des Syrtes

ISBN : 9782845451780

Trad. Laure Hinckel et Marily le Nir – 2013

« Je suis vieux, et toi, tu es un enfant. Mais, regarde, le sang est aussi vivant chez toi que chez moi. C’est ça, l’amour de la vie. » Ainsi parle grand-père Garabet, figure tutélaire qui incarne toute la sagesse et la mémoire des Arméniens de Varujan Vosganian. Le Livre des chuchotements s’ouvre sur une rue arménienne de Focşani, à l’est de la Roumanie. Dans l’odeur du café fraîchement torréfié, un enfant écoute passionnément les récits des adultes réunis sous l’abricotier. C’est une chronique pleine de couleurs, de senteurs, de poésie, mais aussi qui rappelle la dure réalité qu’ont vécue plusieurs générations d’Arméniens ballottés par les exils : des plateaux de l’Anatolie aux terribles cercles de la mort dans le désert de Deir-ez-Zor, de Constantinople à la Roumanie des années 1960.

« Je suis vieux, et toi, tu es un enfant. Mais, regarde, le sang est aussi vivant chez toi que chez moi. C’est ça, l’amour de la vie. »

Avec le talent d’un conteur oriental, Varujan Vosganian reconstitue la vie de ses parents, aïeux et voisins arméniens, leur donnant ainsi un supplément d’être. Le Livre des chuchotements est sans doute un des textes roumains les plus forts publiés après la chute du communisme ; et probablement la plus précieuse reconquête de la mémoire et de l’histoire moderne des Arméniens.

Paru en mars 2013

  • La presse en parle

    sefarad.org : « Le récit est celui d’un poète, d’un conteur, à la manière d’Albert Cohen. Les saveurs qui lient, les épices que l’on avait emportées, cachées juste avant, aussi précieuses que les pièces d’or. La viande, le pastârma séché par le vent et la lumière. Découpée si finement que l’on aperçoit les rayons de lune à travers la tranche. Le cérémonial du café, moulu par chaque convive, cent tours du moulin chacun. […] Un ouvrage bouleversant. »

  • La presse en parle

    RadioBreizh : « Une chronique colorée et sensible qui nous entraîne à suivre plusieurs générations d’Arméniens ballottés par les exils. »

  • La presse en parle

    Le Monde : un « récit émouvant et nécessaire ».