Liaisons morbides

Cecilia Ştefanescu

Editions Phébus

Traduit du roumain par Laure Hinckel

ISBN : 978-2752901446

U ne jeune romancière, inconnue hier, qui est en train de faire un tabac dans son pays – la Roumanie – et s’apprête à conquérir le reste de l’Europe : Liaisons morbides, son premier livre (2002), a fait scandale à Bucarest -mais s’est trouvé acclamé à la fois par la critique et par un large public. La narratrice – elle n’a pas de nom, mais du tempérament à revendre – quitte sa province en compagnie de la belle Alex, une camarade de lycée dont elle a fait son  » amie  » de cœur (pour rester pudique) et s’en va filer le parfait amour – parfait… c’est-à-dire pervers aux yeux des bien-pensants qui partout et toujours sont en nombre – dans le Bucarest d’aujourd’hui, livré à tous les mirages de la dépravation occidentale. Les deux donzelles ne restent pas longtemps deux, quelques garçons ne tardent pas à les rejoindre, à partager leurs jeux, parviennent même à les séparer un temps… Ils n’ont pas toujours la tâche facile (l’un d’eux, étudiant en théologie, hésite entre le libertinage et le mariage… car il doit se faire pope), ni le beau rôle : c’est que la passion qui lie Alex et son amie a un si fort goût de liberté qu’il n’est pas facile de la faire rentrer dans le rang. On boit, on goûte aux paradis artificiels, on fait l’éloge éperdu de la cigarette (loin de la correction politique… et de la correction tout court), tout cela avec une fureur et une fraîcheur qui devraient faire honte aux tristes blasés de notre cher Occident. Sentiment de Gheorghe Craciun, critique écouté :  » … ses pages nous brûlent la peau, ses mots nous suffoquent, chargés qu’ils sont de puanteurs et de parfums. Le bistouri taille dans le vif Le tout avec une assurance narrative qui devrait donner des frissons de jalousie à nombre de prosateurs d’aujourd’hui… Assurément, l’un des meilleurs romans brefs de toute la littérature roumaine.  »

Paru en février 2006

  • La presse en parle

    – Iulia Badea-Guéritée dans Lire : « parler directement, sans retenue, de l’homosexualité, de l’ardent amour charnel de deux étudiantes, d’inceste même, et le faire avec brio, c’était du jamais-vu. »