Le Figaro littéraire : une enfance pieusement léniniste

Par Laure Hinckel dans Blog

Paru aujourd’hui, 8 mars 2012, dans Le Figaro littéraire, sous la signature d’Astrid de larminat. Morceaux choisis : « Un joyau littéraire nous arrive de Moldavie, le premier roman d’une sorte de génie polyvalent. » « Cette oeuvre polymorphe -poétique, romanesque, dramatique- témoigne d’une enfance soviétique dans un univers immense mais étouffant. » « …il y a quelque chose de mystérieusement radieux dans l’univers du moine Savatie Bastovoi »

Atelier de traduction à Bruxelles – suite

Par Laure Hinckel dans Blog

Nous avons aussi travaillé sur le texte de Nicoleta Esinencu, « 7 km – De Chisinau au septième kilomètre ». Ce texte dont j’espère qu’il sera un jour lu sur scène a été publié en français dans le recueil Odessa Transfer – chroniques de la Mer Noire en septembre dernier par les éditions Noir sur Blanc. Je l’ai traduit mais les autres traducteurs réunis à Bruxelles ne le connaissaient pas. D’où l’intérêt de se pencher dessus. ©Photo Laure Hinckel Les 30000 signes de ce cri rauque adressé aux boucheurs de frontières et aux destructeurs de rêves s’étirent comme une arête de poisson. Fer à gauche, pas de ponctuation, pas de majuscules. Rien que le rythme. Quand j’ai su que j’avais la possibilité de rencontrer Nicoleta Esinencu en allant à Bruxelles, j’ai écrit quelque part sur Facebook qu’après avoir écouté sa voix dans ma tête pendant que je traduisais le texte, j’allais l’entendre en…

ATLF : un blog pour les traducteurs

Par Laure Hinckel dans Blog

C’est tout frais. L’ATLF lance aujourd’hui son blog, outil complémentaire à Translittérature. On y trouve toutes les raisons de l’épingler dans ses favoris! En plus des classiques Actualité de la traduction, des infos concernant l’Association, on y trouve des Coups de coeur des traducteurs qui sont, on le sait bien, les premiers lecteurs, et puis, ce que j’adore, La forge des traducteurs et La malle aux trésors. Les traducteurs se livrent, aussi, et puis des textes plus profonds peut-être, dans un chapitre intitulé Sur la traduction… Dont l’intitulé me rappelle des démêlés au sujet du titre d’un livre que j’ai traduit… Bref. Bienvenue au Blog de l’ATLF et n’hésitez pas, allez-y!

La Vie : 1, rue Lénine le moine est écrivain

Par Laure Hinckel dans Blog

L’hebdomadaire La Vie publie aujourd’hui un grand reportage signé Marie Chaudey. Huit pages illustrées avec les photos de Lionel Charrier, un des fondateurs de l’agence Myop et co-organisateur d’un festival photo à Tbilissi… Les journalistes et moi avons passé deux magnifiques journées  avec l’auteur qui est retourné, à notre demande, et pour la première fois depuis plus de vingt ans, sur les lieux de son enfance. L’école, la bibliothèque, les collines. Et le monastère.. Je n’en dis pas plus pour vous laisser le plaisir de la lecture. Bonne découverte!

Le Monde : Une ode aux enfants soviétiques devenus grands

Par Laure Hinckel dans Blog

Et pour épargner vos yeux… La version du site internet du Monde De la petite République de Moldavie, ex-confetti de l’empire soviétique et soeur siamoise de la province roumaine du même nom, on ne connaît en France que de rares écrits. Le violent poème Km 7 de la dramaturge Nicoleta Esinencu a été publié, l’an dernier, dans le recueil collectif Odessa Transfer. Chroniques de la mer Noire (Noir sur Blanc). Quelques romans en langue roumaine ont été traduits en français : Je suis une vieille coco, de Dan Lungu, Chewing-gum, de Lucian Teodorovici, ou Pas question de Dracula, de Florin Lazarescu (tous trois chezJacqueline Chambon). Mais ces trois auteurs sont d’Iasi, ils sont des « Roumains de Roumanie »… Savatie Bastovoi, lui, est né à Chisinau, la capitale de la Moldavie. Les lapins ne meurent pas est donc le premier roman moldave publié en français – le premier depuis l’indépendance (1991) de ce pays déshérité. On y trouve des lapins, bien sûr, mais aussi beaucoup de forêts et pas mal de…

L’année commence bien… avec un nouveau livre!

Par Laure Hinckel dans Blog

Oui, elle commence très bien avec la sortie du premier roman de Savatie Bastovoi, premier romancier moldave à être publié en traduction française depuis 1989! La Moldavie? C’est quoi? C’est où, me direz-vous? Eh bien, c’est juste à l’est de la Roumanie, de l’autre côté de la rivière dont le nom fait dérailler les présentateurs télé quand ils doivent le prononcer (la Prut se jette dans le Danube à quelques kilomètres de la Mer Noire). C’est un petit pays de collines et de vignes. Un beau pays mal connu. On y parle le roumain, une langue roumaine sertie de régionalismes savoureux et au lexique façonné au contact prolongé de la langue russe. On y parle aussi le russe, l’ukrainien… Savatie Bastovoi, poète, romancier, fait d’ailleurs aussi des traductions du russe… Alors voilà, 2012 commence avec la joie de voir une de mes nouvelles traductions publiée par les éditions Jacqueline Chambon: BONNE ANNEE 2012…

Et encore du nouveau dans ma boîte aux lettres!

Par Laure Hinckel dans Blog

Ce matin, c’est l’ouvrage collectif dirigé par Cristina Hermeziu qui a fait son aterrissage chez moi. Et je suis bien contente. J’avais envie de parcourir ces témoignages de Roumains de tous horizons qui ont quitté leur pays et racontent leur « Révolution de loin ». Publié avec l’aide de l’Institut Roumain d’Histoire Récente, l’ouvrage est une belle contribution à l’étude d’un phénomène affectant la Roumanie contemporaine: l’exil. Que reste-t-il de leur identité, à ces Roumains partis loin de chez eux, 20 ans après la Révolution? Comment perçoivent-ils leur pays, quelle image leurs nouveaux amis et voisins ont-ils de ce pays d’origine? Cristina Hermeziu est journaliste, elle est correspondante de presse à Paris, et durant l’année 2009, elle a collecté les témoignages de trente personnes établies dans le monde entier. C’est publié chez Curtea Veche à Bucarest. Et, selon la formule consacrée, ça vient de sortir.